Initiative PPTE: Diby entretient le suspense

Madani Tall (Banque Mondiale) : « Pas de problème a priori »
09/05/2012
Le directeur des Opérations de la Banque Mondiale, Madani Tall, à sa sortie d'audience avec le Premier ministre ivoirien, Me Ahoussou Jeannot(Ph:B. GUEU)
Le compte à rebours a commencé pour les Ivoiriens. Car avant le 30 juin prochain, l'on saura si la Côte d'Ivoire va atteindre ou non le point d’achèvement de l’initiative PPTE, c’est-à-dire des pays pauvres très endettés.

De retour de Washington où il a pris part aux assemblées annuelles de la Banque Mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), le ministre ivoirien de l'Economie et des Finances, Charles Diby Koffi se réserve à livrer toute information sur l'état d'avancement du dossier ivoirien. Alors qu'on espérait de M. Diby un point sur son déplacement, ce dernier n'a fait pour le moment aucune déclaration publique. Un suspense qui répondrait à une stratégie visant à garder la sérénité jusqu'à aboutir au résultat final. Mais cela peut masquer des difficultés que le gouvernement s'évertue à régler pour ne pas se voir filer entre les doigts cette « manne » liée à l'annulation et à l'allègement de la dette ivoirienne. Toutefois, depuis les Etats-Unis, l'argentier ivoirien avait expliqué à la presse, les efforts faits par le gouvernement à l'effet de surmonter les derniers reglages, notamment au niveau de la réforme de la filière café-cacao. Un secteur qui tient particulièrement à coeur les institutions de Bretton Woods. Contrairement au ministre de l'Economie et des Finances, le directeur des Opérations de la Banque Mondiale, Madani Tall, affiche un air d'optimisme. Et il ne le cache pas. « A priori, le 26 juin, la Côte d'Ivoire devra atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE dès lors que la présentation de ce dossier sera fait au niveau du conseil d'administration de la Banque Mondiale », a-t-il déclaré à sa sortie d'audience, hier lundi 7 mai avec le Premier ministre ivoirien, Me Ahoussou Jeannot. Pour se donner toutes les chances, le gouvernement ivoirien, devant la persistance des tensions sociales, a non seulement initié un dialogue politique avec l'opposition, mais a aussi sollicité auprès du monde du travail, une autre trêve sociale. Objectif, faire baisser la tension et remettre la Côte d'Ivoire au travail afin de tirer le pays vers le haut, après une décennie de crise. En attendant le boom économique pour l'année 2013, il est envisagé un taux de croissance de l'ordre de 8% pour 2012; ce qui est une satisfaction pour les bailleurs de fonds.

Bertrand Gueu

|

  • SOURCE: L'inter

1 | 2

 

Videodrome