Situation économique en Côte d'Ivoire : La Banque mondiale revient à la charge

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Economie

«Une des questions fondamentales pour la Côte d’Ivoire, est de déterminer comment maintenir son économie sur une trajectoire de croissance accélérée, durable et plus inclusive, afin de réduire significativement les inégalités ».

Telle est la phrase introduisant l'avant-propos signé de Pierre Laporte (Directeur des Opérations pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso et le Togo) du quatrième rapport sur la situation économique en Côte d'Ivoire. Selon ce rapport portant sur le thème « Le défi des compétences : pourquoi la Côte d’Ivoire doit réformer son système éducatif », et qui a été présenté officiellement, à Abidjan, le jeudi 2 février 2017, la Côte d'Ivoire a besoin de considérer la voie de la diversification, pour accroître son économie. Le pays a également besoin, apprend-on, d'une croissance inclusive.

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Des recommandations fortes ont été déjà énoncées dans son rapport 2016. En effet, l'institution financière internationale y avait noté « qu'un système financier plus performant et inclusif, facilitera l’essor des entreprises tout en améliorant les conditions de vie de la population ivoirienne ». La Banque mondiale revient sur la nécessité du partage de la croissance. « La mise en place d’une croissance diversifiée et partagée va nécessiter une amélioration des compétences au sein du pays, notamment à travers une amélioration significative de la performance du système national d’éducation et d’apprentissage », a-t-elle recommandé. L'institution est convaincue également que la force de l’économie ivoirienne viendra de sa diversification qui «reste insuffisante, car son agriculture reste concentrée autour des mêmes récoltes ».

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Pierre Laporte et son équipe se félicitent des perspectives « bonnes avec un taux de croissance du PIB (ndlr : produit intérieur brut) prévu qui devrait graduellement converger autour de 7,5% en 2019 ». Selon la Banque mondiale, les perspectives pour les deux et trois prochaines années sont positives. Et, soutient le rapport, cela devrait se faire avec une forte contribution du Secteur privé « dans la mesure où la politique budgétaire sera limitée par les intentions déclarées des autorités de maintenir le niveau du déficit budgétaire et d’endettement dans les limites des critères accordés au sein de l'Uemoa (ndlr : Union économique et monétaire ouest africaine) ». Pour les perspectives de court et moyen termes, le rapport indique que la «croissance économique devrait se stabiliser autour de 8 %.

 

Hermance K-N

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