Prix garanti du cacao: Douka Christophe (président du Syndicat des producteurs individuels) formel: « Nous n’allons pas vendre le cacao »


04/10/2017
Prix garanti du cacao: Douka Christophe (président du Syndicat des producteurs individuels) formel: « Nous n’allons pas vendre le cacao »

Le prix du cacao a été maintenu à 700 Fcfa pour la campagne 2017-2018, au sortir de la 4ème Journée nationale du cacao et du chocolat (Jncc).

Le président du syndicat des producteurs individuels de café et de cacao, Christophe Auguste Douka, n’a pas tardé à réagir à cette décision. Dans une interview qu’il a accordée à la chaîne de radio internationale, Bbc du lundi 2 octobre 2017, il a dénoncé la fixation du prix du cacao par le gouvernement. « La Côte d’Ivoire est un pays d’économie libérale. Et nous sommes dans une situation de libéralisation des filières café et cacao. Dans ce sens, il n’appartient pas au gouvernement de Côte d’Ivoire, à travers le Conseil café-cacao, de fixer un quelconque prix, encore moins de donner le départ d’une campagne. Ce qui est totalement aberrant, c’est que c’est depuis bientôt 20 ans. Et il est temps que ça cesse définitivement. Et que les producteurs fixent eux-mêmes, leur prix. Nous avons eu des réunions, parce que nous savions qu’ils étaient en train de nous caler à 40% du prix de l’année dernière. Et nous avons décidé cette année, que nous ne vendrons notre cacao, en Côte d’Ivoire, qu’à 1000 francs Cfa le kilogramme, au minimum. Ceci n’est pas négociable », a-t-il déclaré.

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Par ailleurs, Douka a soutenu que les producteurs qu’il représente, n’ont pas été associés à la fixation du prix, par le gouvernement. « Ils n’ont qu’à prouver que, moi Douka Auguste Christophe, président du syndicat national des producteurs individuels de cacao, j’ai assisté à une quelconque réunion pour la fixation de prix. Ils négocient avec des syndicats qui sont des « béni-oui- oui » et qui écoutent tout ce qu’ils veulent. Et qui ne disent rien. Qui ne leur donnent même pas de bons conseils. Nous attendons la réaction de ceux qui nous achètent le cacao. C’est-à-dire les exportateurs. Puisque ce n’est pas l’Etat qui nous achète le cacao. A quel titre, cet Etat de Côte d’Ivoire pourrait nous imposer un prix du cacao », a-t-il martelé, avant de confier ce qu’ils envisagent de faire

« Mais, nous n’allons pas vendre le cacao. C’est si simple que ça. Nous, nous pouvons vivre sans le cacao. Le cacao ne se mange pas comme du riz, de l’attiéké, le poisson ou la viande. Ce sont les Européens qui ont besoin du cacao. Si les Européens n’ont pas compris, jusqu’à présent, qu’il faut traiter directement avec les producteurs. Et faire sauter ceux qui sont intermédiaires entre nous et eux, advienne que pourra pour les chocolatiers. Je pense que le gouvernement ivoirien va comprendre cela et puis accepter de venir s’asseoir à la table de négociation avec nous, pour que nous voyions comment nous pouvons faire baisser ces taxes de 22% qui nous tombent sur la tête. Mais, c’est absolument aberrant et c’est insignifiant pour nous permettre de vivre correctement, de nous loger, nous soigner et envoyer nos enfants à l’école ».

 

KONE Yacouba (Stg)

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  • SOURCE: Soir info

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