Banque

Entretien avec… Souleymane Diarrassouba (D.G de la BACI)

« L'impact de la crise sur la profession bancaire est estimé à cent milliards de Francs CFA»
09/02/2012
Créée en 1978, la Banque Atlantique Côte d'Ivoire (BACI) est présente dans tous les secteurs de l'économie ivoirienne. Elle accompagne les entreprises et les particuliers en leur offrant des solutions adaptées à chacun de leurs besoins. Deuxième du marché bancaire ivoirien en termes de dépôts clients, elle est un allié stratégique au service du développement dans le pays.

La Banque Atlantique Côte d'Ivoire a-t-elle été affectée par la crise postélectorale ?

L'impact de la crise sur la profession bancaire est estimé à cent milliards de Francs CFA à cause des pillages, dégradations de portefeuilles et autres pertes de revenus. Jusqu'à présent, des soldes de compensation issus de la crise sont encore en suspens. Comme l'ensemble des banques, la BAC1 subit les effets négatifs de cette situation, qui est de nature à fragiliser le secteur et à diminuer les capacités d'octroi de crédit. Ayant foi dans les potentialités de la Côte d'Ivoire, nous avons néanmoins effectué d'importants travaux pour la réouverture de nos six agences entièrement pillées.

Dans ces conditions, comment contribuez-vous aux énormes besoins de financement en Côte d'Ivoire?

En tant qu'acteur incontournable du marché bancaire ivoirien, la BACI entend prendre une part active dans le financement des besoins d'investissement de la période de reconstruction. Nous avons depuis plusieurs mois continué d'offrir nos produits et accompagné tous ceux qui étaient en difficulté, en mettant en place des facilités de restructuration avec des échéances supportables. Nous avons également accompagné l'État à travers d'importants investissements dans les produits financiers (emprunts et obligations du Trésor). De plus, différentes opérations d'envergure ont été réalisées dans le secteur des mines et de l'énergie. La BACI joue son rôle de financement de l'économie grâce à des produits innovants à forte valeur ajoutée, adaptés à chaque segment de clients, particuliers, PME/PMI et grandes entreprises.

L'environnement bancaire est très concurrentiel en Côte d'Ivoire. Comment la BACI y fait-elle face?

Nos jeunes et dynamiques équipes ont la volonté d'être les meilleures du marché, car elles adhèrent à notre vision et partagent notre foi à faire de la BACI la référence de notre zone. Notre politique anticipative de gestion des ressources humaines nous permet de maîtriser le niveau de « turnover » dans l'effectif, tout en gardant des employés et cadres compétents au service de notre clientèle. La BACI appartient également à un groupe bancaire à guichet unique (UEMOA et

Cameroun) dans notre marché. Nous offrons une large gamme de produits, à des prix compétitifs, dans 63 agences reparties sur l'ensemble du territoire ivoirien, ainsi qu'à notre bureau de Paris. Pointus en termes d'innovation, nous visons aussi à renforcer notre positionnement dans la bancassurance. Le taux de bancarisation est encore faible, en Côte d'Ivoire, malgré le nombre important d'établissements bancaires ... Nous trouvons plus pertinent d'utiliser la notion de taux de financiarisation, qui inclut les produits bancaires non liés à des comptes classiques. La BACI propose par exemple les cartes" Atlantique Cash » et « Atlantique Traveler ", qui sont des cartes prépayées rechargeables pour des paiements et des achats respectivement en CFA et en devises (Euros, USD). Nos clients nous font confiance et nous ne les remercierons jamais assez! Nous travaillons pour mériter cette confiance, aujourd'hui et demain, avec pour credo l'innovation, la qualité de service et la compétitivité. Je ne saurai terminer sans souhaiter une bonne et heureuse année 2012 à l'ensemble de nos clients et prospects.

Source : Jeune Afrique

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