Journée mondiale des droits des consommateurs : Marius Comoé définit les priorités des Ivoiriens

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journee-mondiale-des-droits-des-consommateurs-marius-comoe-definit-les-priorites-des-ivoiriens Marius Comoé a appelé à élever la voix contre des préoccupations majeures qui touchent les consommateurs Ivoiriens à l'occasion de la Jmdc 2019.
Economie

En prélude à la célébration de la Journée mondiale des droits du consommateur (Jmdc) le 15 mars 2019, le président du Conseil national des organisations de consommateurs actifs de Côte d'Ivoire (Cnoc-Ci), Marius Comoé, définit les priorités des Ivoiriens.

La 36ème édition de la Journée mondiale des droits du consommateur (Jmdc) sera célébrée le 15 mars 2019 sur le thème : « Produits intelligents de confiance ». Joint au téléphone lundi 25 février 2019, relativement à l'organisation de cette journée, le président du Conseil national des organisations de consommateurs actifs de Côte d'Ivoire (Cnoc-Ci), Marius Comoé, a indiqué qu'au-delà du thème de la Jmdc 2019, les États membres de l'organisation mondiale des consommateurs ont des réalités adaptées à leurs contextes politique, économique et social. « Si le thème central de la journée mondiale ne se prête pas aux réalités des États, il est évident que ceux-ci choisissent un thème qui colle à leurs réalités », a mentionné Marius Comoé.

Dans le cas de la Côte d'Ivoire, il a noté qu'au-delà du secteur des Technologies de l'information et de la communication (Tic), d'autres réalités qui sont celles de l'amélioration des conditions de vie des populations, notamment le droit des populations à l'éducation, à la santé et aux produits alimentaires de qualité doivent être des priorités. « L'école est en grève depuis plus d'un mois, nos enfants ne vont pas à l'école. Le coût excessif du Kwh d'électricité sont des préoccupations majeures à ce jour. Nous avons un réel problème d'accès aux soins de santé par les populations. Les coûts des prestations sanitaires sont élevés pour la bourse du consommateur qui n'a de cesse de subir la pression fiscale, à savoir les taxes et autres impôts de l'État. Les cliniques privées ont décidé d'augmenter les tarifs de soins, sans que cela n’émeuve l'État. De même, nous constatons que le marché ivoirien est un véritable danger pour la santé de l'Ivoirien dans la mesure où nous avons sur le marché des produits prohibés », a dénoncé le président du Cnoc-Ci, faisant remarquer qu'au vu de tout cela, «  l'Ivoirien est laissé pour compte dans la politique gouvernementale ».

Marius Comoé a souligné qu'il s'agit là de préoccupations des consommateurs Ivoiriens pour lesquelles les associations doivent élever la voix le 15 mars 2019, à l'occasion de la célébration de la Jmdc au niveau national.

 

Irène BATH