Entretien avec Abdoulaye Diallo (Pca de l'Uirecapatci) : « La Côte d’Ivoire a le meilleur prix d'achat du coton »


12/02/2012
Abdoulaye Diallo est le président de l'Union inter régionale des coopératives de produits agricoles tropicaux de Côte d ‘Ivoire ( Uirecapatci), une importante structure qui a produit 1200 tonnes coton graines. Dans cet entretien, il propose une solution de sortie de la pauvreté pour les cotonculteurs.

Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées pendant cette campagne commerciale ?

Abdoulaye Diallo: Nous n’avons pas encore rencontré de problèmes ni avec les partenaires financiers ni avec les cotonculteurs. Tout se déroule bien cette année.


Pourtant des paysans se plaignent de n’être pas payés à temps ?

A.D : Ceux qui le disent n'appartiennent pas à notre organisation. Nous venons de boucler la 4eme décade or certaines structures plus grandes que la notre n’ont même pas encore payé la 2eme décade. Je rappelle que la décade est la facturation à partir de 10 jours après l’entrée du coton dans l’usine. Chaque fois que le coton rentre à l’usine à partir du 10 ème jour nous arrêtons le point de la comptabilité afin de payer rapidement les cotonculteurs. En tout cas chez nous ça va.


Mais des problèmes subsistent dans la filière coton ?
A.D : Tout a fait. Les problèmes avec les cotonculteurs se situent généralement au niveau de la collaboration avec nos conseillers agricoles et à l’entretien des champs par l’utilisation appropriée des facteurs de productions. Et surtout lors de la commercialisation nous les sensibilisons a éviter de mouiller le coton pour avoir assez de poids. Ensuite ce qui se passait au début de la crise militaro politique de 2002 à l’année dernière ne se fait plus. C’était la fraude. Du coton était volé ou détourné pour d’autres destinations autres que celles de celui qui a financé les facteurs de productions. Le paysan vend le coton à des pisteurs qui n’ont pas financé la campagne agricole en leur donnant les herbicides, pesticides, en sommes les facteurs de productions. Aujourd’hui ce phénomène est presque anéanti.


Les paysans vous accusent d'escroquerie. Après la commercialisation de leurs récoltes, certains s'en retournent les mains vide. Que leur répondez-vous ?


A.D
: La filière coton compte de nombreux, acteurs n’oubliez pas que nous avons presque 5 égreneurs et 25 unions de coopératives et nous sommes quatre unions de coopératives sélectionnées par la FIRCA On se jette la balle des deux camps. Les coopératives accusent les unions de coopératives qui elles leur retournent ces accusations. Je crois que cette année en ce qui nous concerne depuis le début d’achat au paiement de la première décade l’Uirecopat-ci n’a enregistré aucun paysan qui en est sorti en impayé .Tous les paysans sont solvables, on les paient normalement même les excédents sont payés. Contrairement à la campagne dernière où des paysans s'en sont sortis avec des impayés. Cela était dû aux facteurs pluviométriques parce que des paysans ont fait 500 kilogrammes voire une tonne à l’hectare. Mais, ils avaient reçu des facteurs de productions qui devaient leur permettre de récolter au moins une tonne et demi voire deux tonnes à l’hectare. Ensuite le prix d’achat est passé de 210 FCFA le prix de kilogramme du premier choix à 265 kilogrammes. Grâce à l’effort de l’Etat ivoirien qui a subventionné les intrants. .Chose qui n’était pas l’année passée. Au lieu que le sac d’urée ou du NPK soit à 20 000 francs Cfa l’Etat a donné une subvention. Le sac du NPK leur a coûté 13125 francs Cfa au lieu de 20 000. On peut le dire, la Côte d’Ivoire a le meilleur prix (265F Cfa le 1er choix) d'achat du kilogramme de coton. Ni le Burkina Faso ni le Mali n’ont encore atteint ce prix.

Quelles solutions pour que les paysans sortent de la pauvreté ?

A.D : Des paysans sont pauvres certes mais nous pensons que la situation va s'améliorer. Grâce au nouveau régime qui donne des signes d’assurance dans la filière coton, des signes qui n'ont jamais été vu ça il faut le souligner. La preuve, avant la campagne agricole l’État a payé 25 % aux structures d’encadrements que nous sommes afin qu’elles puissent payer les facteurs de productions. Étant renforcés financièrement nos membres ont obtenu ces retombées financières .Si ça ne va pas chez nous alors la base ressent automatiquement les méfaits. Pour moi, une recette pour lutter contre la pauvreté réside dans la diversification des cultures. C'est ce que nous leur conseillons. Outre le coton il faut que les paysans fassent d’autres cultures agricoles telles que le riz et le maïs .Cela va beaucoup diminuer la pauvreté dans le milieu paysan.

Jonas BAIKEH

(Envoyé spécial à Korhogo)

Coll:Aly Ouattara

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