Sous représentation des femmes dans le secteur des mines/Jean-Claude Kouassi (ministre) : «  Nous avons des efforts à faire »

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sous-representation-des-femmes-dans-le-secteur-des-mines-jean-claude-kouassi-ministre-nous-avons-des-efforts-a-faire Jean-claude Kouassi (au c) a souligné sa détermination à promouvoir le genre dans les mines
Economie

La présence peu massive des femmes dans le secteur des mines est un sujet qui interpelle Jean-claude Kouassi, ministre des mines et de la géologie. C'est ce qu'il a fait savoir vendredi 31 mai 2019, aux II Plateaux, au cours de la célébration du leadership féminin dans ce secteur.

« Nous avons des efforts à faire », a souligné le ministre Kouassi. Il a noté qu'en Côte d'Ivoire et dans le mode, l'emploi dans le secteur minier est dominé par les hommes, au point de faire apparaître ce secteur vital à l'économie mondiale comme un secteur essentiellement masculin. « Selon le Conseil pour l'intervention des femmes dans le secteur minier, la proportion des femmes dans ce secteur, au Québec comme au Canada se situe autour de 17 %. En Côte d'Ivoire, le ministère des mines et de la géologie compte sur un effectif de 133 miniers 12 femmes soit seulement 9 %. Et, ce taux n'est guerre plus élevé dans le secteur privé ivoirien qui ne réunit que 7,8 % de femmes », a-t-il fait savoir. Puis, Jean-claude Kouassi de faire observer que les femmes se trouvent confrontées à des handicaps particuliers tenant à la nature spécifique des métiers liés à la mine et aux options de subsistance dans les régions propices à l'exploitation minière.

Christine Logbo-Kossi, présidente du réseau des femmes du secteur minier a souligné que le nombre des femmes dans les mines est en forte progression par rapport à 2014. « Aujourd'hui, nous sommes passées de 3 % à 7 % de femmes. En 2017, nous étions 670 aujourd'hui, nous sommes 1039 (…) Au niveau de secteur privé, 2 projets de recherche du secteur minier sont détenus par les femmes, pendant qu'on en dénombre 4 pour les autorisations semi-industrielles et 22 qui sont gestionnaires de projets dans l'artisanat», a-t-elle énuméré. Toutefois, Mme Logbo-Kossi ne s'est pas contentée du peu. « Comment attirer et maintenir les femmes dans le secteur minier », s'est-elle interrogé.

Venue prendre part à cette manifestation, Marie Chantel Kaninda, directrice exécutive du Conseil mondiale du Diamant a laissé entendre qu'on ne doit pas parler de femme dans ce secteur pour des questions de statistiques. « Nous devons chercher la diversité par le mérite. Le mérite vaut mieux que tout », a-t-elle insisté.

Jonas BAIKEH