Production d'électricité : La capacité de la Côte d'Ivoire en hausse de 60 % entre 2011 et 2019 

Economie
Publié le Source : Linfodrome
production-d-electricite-la-capacite-de-la-cote-d-ivoire-en-hausse-de-60-entre-2011-et-2019 Les participants à la réunion des ministres de l’énergie de six États membres de la CEDEAO. (Ph: DR)

Le ministre en charge du Pétrole, de l'Énergie et des Énergies renouvelables, Abdourahmane Cissé a affirmé que la capacité de production d'électricité de la Côte d'Ivoire a augmenté de 60% entre 2011 et 2019 pour atteindre 2 229 Mégawatts (MW) et devrait doubler dans les prochaines années.

Abidjan, capitale économique de la Côte d'Ivoire, abrite depuis ce lundi 3 février 2020, la réunion des ministres de l’énergie de six États membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), axée sur la sécurisation des paiements relatifs au commerce de l’énergie en Afrique.

Ouvrant les travaux de ces assises, le ministre en charge du Pétrole, de l'Énergie et des Énergies renouvelables, a rappelé les ambitions du Gouvernement ivoirien. Il a indiqué que sous le leadership de SEM Alassane Ouattara et la conduite du Premier ministre, l'ambition est de faire de la Côte d’Ivoire un acteur majeur du secteur de l’électricité dans la sous-région. « Ainsi, notre capacité de production a augmenté de 60% entre 2011 et 2019 pour atteindre 2 229 Mégawatts (MW) et devrait doubler dans les prochaines années. La part des énergies renouvelables devrait se situer à 42% en 2030 conformément à nos engagements de la COP 21 », a mentionné le ministre Abdourahmane Cissé. Puis d'informer que la Côte d'Ivoire exporte environ 11% de la production national brute d’électricité vers six (6) pays de la CEDEAO notamment le Ghana, Togo, Bénin, Burkina-Faso, Mali, Liberia. « La Sierra-Léone et la Guinée porteront le nombre de ces pays à huit (8) après la mise en service de la ligne d’interconnexion électrique 225 kV Côte d’Ivoire-Libéria-Sierra-Léone –Guinée, prévue en 2020-2021 », a informé le ministre.

Il a fait remarquer que le risque lié au paiement des factures d’énergie est une barrière majeure aux échanges d’énergie électrique au sein de l’espace CEDEAO et par conséquent un frein au développement d’un marché régional de l’énergie. « C’est ainsi, qu’à la demande de certains États membres de la CEDEAO, le WAPP (Système d'échanges d'énergie électrique ouest africain EEEOA, en anglais : West african power pool), a réuni un groupe de travail auquel la Banque mondiale a accepté de contribuer pour la réalisation d’une étude visant la mise en place d’un système pour la sécurisation des paiements relatifs au commerce de l’énergie électrique dans l’espace CEDEAO », a affirmé Abdourahmane Cissé.

La rencontre a été précédée, le 2 février 2020, par une réunion des experts de la CEDEAO, du WAPP, de l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la CEDEAO (ARREC), de la Banque mondiale et des secteurs de l’électricité des différents pays.

Les travaux de ce jour serviront de cadre à l'examen des recommandations des experts qui portent principalement sur la création d’un fonds revolving axé sur le commerce de l’électricité dans la région afin de renforcer la liquidité des acteurs et la mise en place d’un programme d’aide budgétaire régional de la Banque mondiale axé sur les réformes nécessaires pour adopter et mettre en œuvre la nouvelle directive de la CEDEAO.

Irène BATH