Sécurité alimentaire dans la CEDEAO/ 13 pays réfléchissent sur le taux de décaissement des fonds

Les ambitions de la Banque mondiale
12/11/2012
Le ministre de l'Agriculture, Coulibaly Sangafowa, a ouvert les 5èmes assises du comité de pilotage du PPAAO, vendredi à Yamoussoukro (Ph. d'archives)
A l'initiative du CORAF/ WECARD et du Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricole (FIRCA), l’hôtel Parlementaire de Yamoussoukro a abrité le vendredi 9 novembre 2012, la cérémonie d’ouverture du 5ème comité de pilotage du programme de productivité agricole en Afrique de l’ouest PPAO/WAAPP.
Cette tribune a permis au ministre de l’Agriculture, Mamadou Sangafowa Coulibaly, de rendre un vibrant hommage à la Banque mondiale, au royaume d’Espagne, au Japon, aux pays membres du PPAAO/WAAPP pour les ressources mobilisées en faveur de ce programme de sécurité alimentaire de notre espace communautaire.
Avant de rappeler l’objectif de la présente assise. Il s’agit, selon le ministre ivoirien, d’améliorer le niveau d’exécution des activités et le taux de décaissement sur les ressources du programme. C’est pourquoi Mamadou Sangafowa a rappelé que ces 5èmes assises du Comité régional de pilotage (CRP) devront aboutir à trois résultats majeurs.
D’abord, définir de nouvelles règles et procédures de fonctionnement du CRP aux fin de tenir compte de l’extension du programme aux pays du WAAPP 1C que sont le Bénin, la Gambie, la Guinée, le Liberia, le Niger, la Sierra Léone et le Togo. Ensuite, examiner et adopter le programme de travail et de budget annuel au titre de l’année 2013 du CORAF/WECARD pour assurer une coordination régionale performante par les présidents de comité nationaux de pilotage du PPAAO.
Et enfin, adopter des dispositions de clôture de la première phase de 5 ans pour les trois pays du WAAPP – 1A. ''Il nous faut gagner le pari de la sécurité alimentaire dans nos pays et dans la sous-région. C’est pourquoi nous apprécions à sa juste valeur le financement de 2007 de plusieurs milliards de F.CFA de la Banque mondiale, l’Espagne, le Japon…'', a indiqué le ministre. Ajoutant que les financements reçus par les 13 Etats de la Cedeao participant à ce programme, sont destinés à l’amélioration de la productivité agricole, tout en favorisant l’intégration régionale comme instrument de promotion d’une croissance partagée et de la réduction de la pauvreté en Afrique de l’Ouest.
Pour Nabil Chaherli, représentant de la Banque mondiale, le PPAAO est la traduction de la prise de conscience des pays africains de mutualiser leurs ressources humaines et financières dans le cadre de l’intégration régionale. Il a, selon lui, le noble objectif de viser l’amélioration de la productivité agricole et la compétitivité qui constituent des piliers du plan d’action pour l’Afrique conçu par la Banque mondiale.

''Le PPAAO est donc un instrument permettant à la banque d’atteindre deux objectifs principaux, à savoir : rendre l’agriculture plus productive et pérenne, et apporter un appui à l’intégration régionale'', a-t-il soutenu, non sans affirmer que les défis actuels peuvent se résumer comme suit : accélération de la diffusion à grande échelle des technologies générées, l’accroissement des échanges de technologies entre les pays du programme et l’établissement des partenaires avec les autres régions de monde, l’adaptation des intervenants aux spécificités des groupes vulnérables et l’accroissement du nombre de femmes bénéficiaires du projet.
Pour sa part, Minataha Siaka, président du comité national de pilotage, a indiqué que ce ''programme offre un cadre de travail commun qui permet aux chercheurs et agents de développement de nos différents pays, de fédérer leurs intelligences et leurs expertises pour trouver des solutions idoines de lutte efficace contre la faim et la pauvreté''.

G. DE GNAMIEN

(Envoyé spécial à Yamoussoukro)

G de Gnamien

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  • SOURCE: L'inter

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