Affaire « mise à l'écart du dgamp » : Des révélations troublantes sur la situation à la direction générale des Affaires maritimes


04/06/2020
Affaire « mise à l'écart du dgamp » : Des révélations troublantes sur la situation à la direction générale des Affaires maritimes
Le ministère des Affaires maritimes et portuaires dirigé par Philippe Legré met en lumière ce qui se passe à la Direction générale des affaires maritimes et portuaires depuis quelques années

La Direction générale des affaires maritimes et portuaires (Dgamp) est en proie, depuis quelque temps, à une sorte de crise latente. En cause, une décision du ministre en charge des Affaires maritimes et portuaires, Philippe Légré, de pourvoir au remplacement du directeur général de ce département, à savoir Bertin Tano. L'affaire qui a été diffusée dans la presse, fait état de ce que le ministre Légré aurait abusé de son autorité après avoir été éconduit par son collaborateur pour une sollicitation financière. Des magouilles ont même été dénoncées par la presse, indexant le ministre Philippe Légré.

Selon une source au ministère des Affaires maritimes et portuaires que nous avons jointe par téléphone, ce jeudi 4 juin 2020, un gap de 5 milliards de francs Cfa aurait été découvert grâce une enquête de l'Inspection générale d'État à la prise de fonction du nouveau ministre. Notre source confie, en sus, dans ce secteur quasiment délaissé, « toutes les entrées d'argent ne sont pas sécurisées ». « Les recettes sont insuffisantes alors que le trafic est dense. On peut mobiliser plus, mais rien n'est fait pour qu'on aille au-delà. On n'arrive pas à verser le tiers de ce que l'État nous demande. Il n'y a pas d'évaluation chez nous. Il n'y a jamais eu de récompense. On se sent un corps à part. Nous, on demande que les choses changent », a déclaré notre interlocuteur, justifiant la décision prise par le ministre Légré.

Pour lui, ce corps devrait apporter une contribution notable aux recettes. Non sans dénoncer le manque de vision pour le secteur. « On ne fait aucun bilan, depuis que je suis là, ça fait 15 ans. On sait pas où on va. Pas de plan d'action, de directive. On navigue à vue. L'État ne va pas continuer à nous payer pour rien », a souligné ce membre d'un syndicat au sein des Affaires maritimes. Avant de dénoncer un « système de recouvrement » opaque.

Ainsi, à en croire notre source, dont l'intervention s'apparente à une réplique aux accusations portées contre le ministre, « il n'y a pas d'engin naval, des zodiaques qui sont à Treichville, il y a deux ou trois ans, ne fonctionnent pas. Il n'y a pas d'engin à Grand Lahou. Alors qu'entre Lahou et la mer, il y a près de 25 km. Donc les produits de pêche ne sont pas contrôlés. Le ministre Légré Philippe a donné déjà un statut à notre corps. Des décrets sont en cours pour donner toute la place à cette économie bleue dans le pays. Des acquis en si peu de temps ». « L'État doit se pencher sur ce cas pour que Tanoh parte et qu'on soit mis au travail comme il se doit par le ministre qui a déjà montré les signaux. On veut quelqu'un qui va nous fixer des objectifs à atteindre », a réclamé notre source au ministère des Affaires maritimes et portuaires.

 

M.K

Maxime KOUADIO

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  • SOURCE: Linfodrome

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