Production avicole : La Côte d’Ivoire autonome d’ici 2029, les grandes actions du ministre Dosso Moussa pour redonner vie à la filière


17/06/2020
Production avicole : La Côte d’Ivoire autonome d’ici 2029, les grandes actions du ministre Dosso Moussa pour redonner vie à la filière
Dosso Moussa annonce de grands chantiers dans la filière avicole

Dépendante de l’offre extérieure en termes de viandes de volailles, la Côte d’Ivoire sera totalement indépendante d’ici 2029. Pour y parvenir, elle a décidé de proroger le prélèvement compensatoire sur les importations de volailles mortes, de basse-cour et leurs abats comestibles frais, réfrigérés ou congelés.

Arrivé à échéance le 31 décembre 2019, le premier Plan stratégique de relance de l’Aviculture qui prévoit le prélèvement compensatoire sur la viande de volailles congelées hors Cedeao à hauteur de 1000 F Cfa par kilogramme, sera prorogé pour une nouvelle durée de 10 ans. Cette mesure a été prise ce mardi 16 juin 2020, au terme de la présentation aux députés de la commission des Affaires économiques et financière de l’examen du projet de loi ratifiant l’ordonnance n°2019-1047 du 11 décembre 2019 portant prorogation du prélèvement compensatoire sur les importations en Côte d’Ivoire de volailles mortes de basse-cour et leurs abats comestibles frais, réfrigérés ou congelés.

L’application de cette mesure devrait permettre à la Côte d’Ivoire de consolider le développement de la filière avicole et de créer 500 milles emplois directs et indirects. Et surtout de permettre à la Côte d’Ivoire de connaitre une autosuffisance plus accrue en produits avicoles, œufs et viandes de volailles d’une part, et d’autres part, d’aider à réduire la dépendance de la Côte d’Ivoire des importations de protéines. De quoi réjouir le ministre des Ressources animales et Halieutiques, Dosso Moussa. Qui demeure persuadé que le coût de la volaille sera d’ici 2029 accessible à tous les ménages.

« Ce prélèvement va permettre d’accroitre la production. Et de donner la possibilité à la production nationale et permettre également des prix réduits pour une pénétration des prix à la consommation. Les pourcentages actuels ne sont pas en faveur de la consommation massive du poulet en Côte d’Ivoire. Il faut démocratiser la consommation du poulet en côte d’Ivoire. Ça reste encore trop cher. Cette disposition va permettre de protéger le secteur avicole pour qu’on obtienne des prix réduits de 20%, une modernisation de l’outil de production, un peu plus de technologies pour une production standard. Bref permettre une compétitive et une production massive pour que les Ivoiriens puissent consommer le poulet. Dans le plan 2029, nous devrions avoir une autonomie de la filière. L’engagement qui est pris pour les années à venir, c’est d’être autonome de la production locale du poulet et amener la démocratisation de la consommation. Pour l’heure, la consommation reste trop chère.», a martelé Dosso Moussa au terme de la présentation du projet de loi qui a été adopté à l’unanimité par les députés de la Commission des Affaires économiques et financière. Il entend relever ce défi en misant sur la formation des acteurs et la technologie.

« Si nous voulons être compétitif, l’innovation technologique doit être au cœur de notre stratégie. Cela va permettre la modernisation du secteur et d’être compétitif. A côté de cela, il y a la formation des acteurs. L’Etat a déjà mis en place la formation en aviculture.», a fait savoir le ministre Moussa Dosso.

 

Maxime KOUADIO

Maxime KOUADIO

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  • SOURCE: Linfodrome

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