Zlecaf : Marcel Gbaguidi, Dg du Soac, dévoile tout sur l’importance de l’accréditation pour écouler librement ses produits

Economie
Publié le Modifié le Source : Linfodrome
zlecaf-marcel-gbaguidi-dg-du-soac-devoile-tout-sur-l-importance-de-l-accreditation-pour-ecouler-librement-ses-produits Marcel Gbaguidi a interpellé les pays africains.

Marcel Gbaguidi, Directeur général (Dg) du Système ouest-africain d'accréditation (Soac), a dévoilé tout ce qu’il faut savoir sur l’importance l’accréditation pour écouler ses produits dans la Zone de libre échanges continentale africaine (Zlecaf). Il s’est prononcé au cours d’un séminaire d’échanges avec la presse siège du Soac, ce mardi 23 février 2021 à Abidjan Cocody-Angré. Le Dg du Soac a également fait comprendre que l'accréditation est « un mécanisme au service de la Côte d'Ivoire et de l'Afrique de l'ouest pour tirer profit de l’opportunité de la Zlecaf ».

Marcel Gbaguidi a révélé que plus il y aura des structures accréditées dans des domaines diverses et variés, « plus le consommateur sera protégé ». Le Dg du Soac a ajouté que les questions de qualité sont partout dans la vie quotidienne. Selon lui, au final c'est le consommateur qui définit les règles du jeu. « Les consommateurs ont un rôle de sentinelle qui permet de s'assurer que les produits sont conformes », a-t-il déclaré au cours d’une rencontre avec la presse organisée au siège de la Soac, ce mardi 23 février 2021 à Abidjan Cocody-Angré, non loin du « pont Soro ».

 

Lien entre la Zlecaf et l’accréditation

Le Dg du Soac a défini l’accréditation comme le fait de reconnaître la compétence d’une organisation. « On va vérifier si vous respecter certains critères et on va vous donner une accréditation. Notre cible ce sont les organismes d’évaluation de la conformité, c’est-à-dire les laboratoires, les organismes d’inspection et ceux de certification. Notre job, c’est d’aller évaluer ces trois types de structures. Et lorsqu’elles demandent la compétence, on leur donne l’accréditation et elles sont dites organismes accrédités », a expliqué Marcel Gbaguidi.

Sur la question du lien avec la Zlecaf, il a fait des précisions. « La Zlecaf, c’est un nouveau marché qui s’ouvre avec plus d’un milliard de participants et un chiffre d’affaires évalué à trois milliards. Mais comment on arrive à tout cela ? Il faut pouvoir échanger des produits. Comment moi, dans mon pays, je vais accepter qu’un produit vienne par exemple de la Côte d’Ivoire pour aller en Afrique du sud et vice-versa ? (La solution, ndlr), il faut qu’on se mette d’accord sur les critères. Alors dès le départ, en définissant l’accord de la Zlecaf, dans le protocole, il est mis dans l’un des articles que lorsque les marchandises seront accompagnées d’attestations de conformité délivrées par des structures accréditées alors elles pourront rentrer plus facilement dans les pays (membres de la Zlecaf, ndlr) », a détaillé le Dg du Soac.

Marcel Gbaguidi a aussi attiré l’attention sur le fait que les pays qui n’ont pas d’organismes d’accréditation et qui ne peuvent donc pas permettre que leurs opérateurs économiques fassent contrôler leurs produits par des structures accréditées, peuvent peut-être rencontrer des difficultés lorsque leurs marchandises vont arriver à bon port. « On va leur demander leur attestation qui confirme que leurs produits ont été analysés par un laboratoire accrédité. Si c’est non, alors les problèmes commencent », a-t-il mis en garde.

Faut-il le noter, les activités du Soac en Côte d’Ivoire ont démarré depuis mars 2018. L’organisme international a déjà accrédité « une vingtaine de structures dans les Etats membres, dont une majorité en Côte d’Ivoire, dans l’agroalimentaire, la criminalistique, les bâtiments et travaux publiques, l’or, et le coton, entre autres ».

Eddy BIBI