Secteurs de la pêche et de l’élevage en Côte d’Ivoire : Des acquis probants en 2020, en dépit de la Covid-19, les couleurs de 2021 dévoilées

Economie
Publié le Source : Linfodrome
secteurs-de-la-peche-et-de-l-elevage-en-cote-d-ivoire-des-acquis-probants-en-2020-en-depit-de-la-covid-19-les-couleurs-de-2021-devoilees Le ministre Dosso Moussa, le grand artisan de la performance des secteurs élevage et pêche en Côte d'Ivoire.

Malgré la crise sanitaire mondiale du coronavirus, la Côte d’Ivoire a réussi, en 2020, à tenir ses engagements nationaux et internationaux en matière de la pêche, de l’aquaculture et de l’élevage. Mieux, le gouvernement ivoirien, dans un environnement socioéconomique morose et fortement impacté par la pandémie, a su tirer son épingle du jeu en mettant en œuvre plusieurs réformes et programmes nationaux visant à promouvoir ces secteurs d’activités. Pour cette année 2021, il est prévu, la mise à disposition d’un fonds de 100 millions de francs CFA destiné aux femmes pour la commercialisation du poisson.

Les directeurs des productions d’élevage du ministère des Ressources animales et Halieutiques, de la pêche et l’aquaculture, des services vétérinaires,en ont donné les grandes lignes dans une note bilan de l’exercice écoulé ce lundi 03 février 2021. Ces actions se sont traduites entre autres, par l’adoption de la loi portant code de santé publique vétérinaire.

« Le code qui était un projet est devenu une loi promulguée par le président de le République le 30 décembre 2020. C’est cette loi qui va gouverner tout le secteur vétérinaire en Côte d’Ivoire. La direction des services vétérinaires a été créée en 1966. La première loi date de 1963. De 63 à aujourd’hui, nous avons eu 5 lois. Ces 5 lois sont aujourd’hui obsolètes. Ce texte vient pour rattraper cela. Ce texte vient pour mettre la Côte d’Ivoire aux normes internationales.», explique Dr. Kouadio Andaman, directeur des services vétérinaires. Qui indique avoir procéder à la vaccination de près de 17 millions d’animaux dans le cadre de la lutte contre les maladies animales. A cela s’ajoute, la lutte contre la peste porcine africaine qui ne possède pas, pour l’heure de vaccin.

Pour l’année 2021, il est prévu la poursuite des activités régaliennes de l’Etat, mais surtout la campagne d’assainissement du marché vétérinaire, précise le directeur des services vétérinaires. « Nous allons regarder le circuit de distribution des médicaments vétérinaires pour retirer du marché tous les produits falsifiés, de qualité médiocre. L’année passée (2020 Ndlr), nous avons détruit près de 3.5 tonnes de médicaments saisis. Nous allons également poursuivre les campagnes de vaccination. Pour la gouvernance, le code de santé publique vétérinaire a été adopté et nous en sommes très satisfaits. Nous allons le mettre en application en 2021. Nous sommes déjà très avancés dans l’élaboration des décrets.», martèle le directeur des services vétérinaires.

Concernant le secteur de l’élevage, la Covid-19 n’a pas eu raison d’elle. Ce secteur aura été dynamique selon Koné Songuida, chef de service sélection et promotion raciale à la direction des productions d’élevage. Comme action menée dans le courant de l’année 2020, il fait cas de la mise en œuvre du programme d’appui à la production avicole nationale (PAPAN) en faveur de 150 promoteurs.  Comme perspectives pour 2021, Koné Songuida annonce l’appui et l’installation d’éleveurs. « Nous allons motiver les jeunes à l’élevage de lapin. Et mettre l’accent sur les petits élevages qui rapportent de l’argent. Les cycles longs prennent du temps, nous allons mettre l’accent sur les cycles courts, sur les petits élevages. », a-t- il insisté.

Au niveau de la pêche et l’aquaculture, la pandémie de la Covid-19, a fait de nombreux dégâts. Selon, Dr Shep Helguilè, directeur de la pêche et de l’aquaculture la pandémie a réduit la capacité de la pêche industrielle de 70%, la pêche artisanale de 50% et l’aquaculture de 50%. Avec une capacité de consommation oscillant entre 400 000 et 500 000 tonnes de poissons par an, et une production locale oscillant autour  100.000 tonnes par an, le pays entend, miser sur l’aquaculture pour combler le déficit. « L’alternative, c’est l’aquaculture. Nous avons des plans d’eau, partout en Côte d’Ivoire. Avec le réchauffement climatique, beaucoup d’espèces ont migré. La pêche est stagnante, C’est par l’aquaculture qu’on peut atteindre un taux de production élevé.», soutient Dr Shep Helguilè.

Comme actions menées dans le courant de l’année 2020, la direction de la pêche et de l’aquaculture fait cas de l’acquisition d’un centre satellitaire pour la surveillance des activités de la pêche ; la formation de jeunes et mise à disposition d’alevins pour la création de pisciculture. A cela s’ajoute, le renforcement de partenariat avec la marine nationale pour lutter contre la pêche illicite.

Pour l’année 2021, les lignes sont déjà tracées. « Cette année 2021, il y a des opportunités aussi bien pour les femmes et les hommes. Un fonds va être mis en place pour les femmes dans le cadre d’un accord avec l’UE. L’UE va mettre à la disposition des femmes un fonds de 100 millions de francs CFA pour la commercialisation du poisson. Au niveau du ministère, des fonds seront également alloués pour accompagner ces femmes. Au niveau de la pisciculture, le ministère, a fait venir un poisson qui a connu une amélioration génétique (tilapia brésilien) basé au CNRA de Bouaké. Les essaies sont concluants. On est à la phase de vulgarisation. En 2021, nous allons également installer près de 200 pisciculteurs dans 8 départements qui vont bénéficier de tilapia.», conclu Dr Shep Helguilè dans la note que nous avons reçue copie.

 

Maxime KOUADIO