Côte d'Ivoire

Transformation du caoutchouc : La SAPH lance la construction d’une usine à Soubré

Economie
Publié le Source : Linfodrome
transformation-du-caoutchouc-la-saph-lance-la-construction-d-une-usine-a-soubre

La société africaine de plantations d’hévéas (SAPH) a procédé, ce jeudi 8 avril 2021, au lancement de la construction d’une usine de transformation de caoutchouc à Soubré, au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée à Treichville, en présence du ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, et du ministre des Eaux et Forêts, Alain Richard Donwahi, président du Conseil Régional de la Nawa.

Nantie déjà de 5 unités industrielles sur le territoire ivoirien, la SAPH va accroitre ses capacités industrielles avec la construction d’une sixième usine de transformation de caoutchouc à Soubré. La cérémonie de lancement a eu lieu, ce jeudi 8 avril 2021, à Treichville, en présence des ministres Kobenan Kouassi Adjoumani et Alain Richard Donwahi et du PCA Jean Louis Billon.

L’usine dont le terrassement a commencé depuis le 15 mars 2021 sera bâtie sur un terrain de 64 hectares à proximité de la ville de Soubré.

La SAPH va investir plus de 17 milliards de francs cfa pour offrir des débouchés à plus de 10 000 planteurs d’hévéa de la région de la Nawa et des environs. Ce projet aura un impact social très fort. En effet, il va permettre de créer plus de 600 emplois directs et indirects dans la région de la Nawa, notamment dans la ville de Soubré.

L’usine aura une capacité initiale de 10 T/H qui pourra être augmentée par la suite à 20 T/H. La production annuelle de 60 000 tonnes pourra également passer au double.

C’est un projet qui va durer 20 mois et la première la production est prévue en novembre 2022

Filiale de la Société internationale de plantations d’hévéas (SIPH), la SAPH compte aujourd’hui 5800 employés. « Pour rester auprès des planteurs, nous avons deux grandes actions. La première se fait autour de l’encadrement. Nous encadrons aujourd’hui en Côte d’Ivoire plus de 72 000 planteurs d’hévéa soit plus de 45% des planteurs en Côte d’Ivoire. Nous traduisons les engagements de durabilité de SIPH au travers de notre engagement pour l’environnement avec la protection de la biodiversité…Nous respectons l’engagement de zéro déforestation. Nous travaillons sur les réductions des émissions de gaz à effet de serre. Bien sûr, le zéro brulage dans nos champs y contribue largement », a dit le directeur général de la SAPH, Marc Genot qui a précisé que cette société est au service de l’hévéaculture en Côte d’Ivoire depuis 65 ans.

Pour sa part, le ministre des Eaux et Forêts, Alain Richard Donwahi, a rappelé que son père, feu Charles Donwahi, en tant que ministre de l’Agriculture, a ramené les premiers plants d’hévéa en Côte d’Ivoire en provenance d’Indochine, en 1958, avant d’introduire l’hévéaculture dans le sud-ouest du pays. « Il a réalisé les premiers champs en 76, 77 à Soubré. Ceci a introduit l’hévéaculture dans le sud-ouest, dans la Nawa et aujourd’hui nous sommes contents que le sud-ouest soit un grand producteur d’hévéa en Côte d’Ivoire », s’est-il réjoui.

En tant que ministre des Eaux et Forêts, il s’est dit heureux d’avoir signé avec la SAPH et également le groupe SIFCA la première convention de partenariat pour la mise en œuvre de la politique forestière en Côte d’Ivoire qui est une politique zéro déforestation. « Le groupe SAPH nous accompagne grandement dans nos projets. Je suis heureux de me rendre compte que cette usine ne va pas créer de déforestation…Nous sommes heureux aussi de savoir que nous n’aurons pas de désagrément en matière d’odeur au niveau de la ville de Soubré. C’est un investissement important que nous accueillons dans la Nawa et nous en sommes tout à fait fier », a-t-il dit.

A sa suite, le ministre de l’Agriculture et du Développement Rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, qui présidait la cérémonie, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à soutenir la SAPH dans sa politique de contribution croissante au processus de développement de la filière hévéa. « En plus de mettre à la disposition une unité de transformation proche des planteurs des zones de Soubré, Guiglo, Man, Daloa, Issia et Gagnoa qui constituent aujourd’hui un pôle stratégique de la production nationale de caoutchouc naturel, la construction de l’usine de Soubré va générer plus de 600 emplois directs et indirects, tout en offrant des opportunités d’affaire pour les entreprises de la ville de Soubré et pour plus de 10 000 planteurs de la sous-région », a-t-il souligné.

Il a rappelé que depuis les années 1960, cette société est parmi les premières à avoir initié et développé la transformation du caoutchouc naturel. « Ainsi, de 1960 à 1980, vous avez construit 5 usines puis vous avez procédé à leur extension de 2010 à 2019. En plus de ces importants investissements, vous avez focalisé l’approvisionnement de vos usines sur la production des planteurs privés à près de 85%. Cette approche a impacté positivement les conditions de vie de plus de 70 000 planteurs que vous encadrez avec l’assistance du FIRCA en leur permettant de bénéficier de revenus mensuels substantiels », a relevé le ministre Adjoumani.

Adolphe Angoua

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de linfodrome.com, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.