Technologie, innovation, et promotion du genre : 22 lauréates primées par le Pasres, le Fonsti et la Douvag, le message envoyé aux étudiantes

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technologie-innovation-et-promotion-du-genre-22-laureates-primees-par-le-pasres-le-fonsti-et-la-douvag-le-message-envoye-aux-etudiantes Les lauréates ont été invitées à faire davantage et à être des modèles pour leurs jeunes sœurs.

La 3e édition du prix décerné aux étudiantes en Sciences, technologiques, ingénieries et mathématiques (Stim) a eu lieu ce jeudi 15 avril au secrétariat général du Fonds pour la science, la technologie et l’innovation (Fonsti), à Abidjan-Cocody les II-Plateaux. A l’occasion les 22 meilleures étudiantes en Stim issues des universités et grandes écoles publiques de Côte d’Ivoire ont été primées par le Pasres (Programme d'appui stratégique à la recherche scientifique) et la Douvag (Directeur en charge des œuvres universitaires de la vie associative et du genre), en collaboration avec le Fonsti. Les lauréates ont reçu des ordinateurs portables et une bourse d’1.500.000 Fcfa chacune qu’elles devront dépenser « uniquement dans le cadre de leurs études ».

Le secrétaire général du Fonsti, Sangaré Yaya, a indiqué que l’objectif est d’encourager celles qui ont osé briser le « faux tabou » du caractère masculin des sciences et technologie de rassurer celles qui hésitent à s’y inscrire, et de sensibiliser celles qui seront bientôt appelées à faire un choix. Il s’agit de susciter l’intérêt de la jeune étudiante pour les sciences expérimentales, en vue de promouvoir les compétences scientifiques féminines.

La vision à court terme est de participer à l’autonomisation des étudiantes scientifiques, à long terme d’obtenir l’équilibre des compétences en quantité et en qualité, en vue de l’égalité homme - femme. « C’est le lieu pour moi de saluer le gouvernement pour tous les efforts qu’il déploie pour encourager la scolarisation de la jeune fille. Il faut récompenser l’excellence à l’école. La jeunesse ivoirienne a autant besoin de chèques que de valeurs et de modèles. Le mérite doit être perçu par tous, en Côte d’Ivoire, comme le moyen le plus approprié pour s’élever dans la société », a ajouté Sangaré Yaya.

A cette cérémonie de distinction qui s’inscrit dans la droite ligne du grand combat de la promotion du genre, comme souhaité par l’Etat de Côte d’Ivoire, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diwara, a pris l’engagement de soutenir les inventeurs de Côte d’Ivoire, et d’instaurer des classes préparatoires dans les universités et grandes écoles. « Les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques disposent en leur sein, de l’essentiel des outils nécessaires au développement économique harmonieux d’une nation moderne. Ces disciplines à elles seules, constituent le socle des besoins en innovation nécessaire à un développement durable de notre société », a fait remarquer le ministre. Adama Diawara a aussi salué le travail des lauréates.

Cette cérémonie de distinction a été marquée par un panel sur le thème : « Apport de la science, de la technologie et de l'innovation dans le processus d'autonomisation de la femme ». Les 4 panélistes, Zoundi Patricia, Ouattara Corine, Ogo Christelle et Marie-Josée Wilson, ont partagé leurs expériences d’entrepreneures avec les lauréates.

Elles leur ont donné plusieurs conseils utiles. « Je vous encourage parce que moi ça a été une barrière pour moi que j'ai surmontée », a exhorté Zoundi Patricia. Ouattara Corine, elle, a déclaré : « Derrière un ordinateur, tu peux développer une solution qui va changer des vies. Pour moi les barrières, les limites ça n'existe pas. Pour moi une femme n'est pas seulement liée à l'entrepreneuriat de première nécessité. Il va falloir à un moment donné que vous ayez une vision. Il ne faut jamais abandonner. Continuer de rêver. Il ne suffit pas d'être belles. Il faut entreprendre ».

De son côté, Ogo Christelle, étudiante, a insisté sur le fait que « la science peut amener un pays à un développement qui dépasse l'entendement humain ». La doyenne Marie-Josée Wilson, biologiste inventeur, spécialiste de l'étude du cheveux au microscope, et qui a été à la tête de l’association des inventeurs de Côte d’Ivoire pendant 8 ans, a souligné un point. « Le domaine de l'invention ce n'est pas que pour les européens. On peut inventer. Mais pour faire de l'invention, il faut être une scientifique. Être inventeur c'est un parcours très difficile. Elle a également fait un plaidoyer auprès d’Adama Diawara pour que le gouvernement appuie concrètement les inventeurs.

Pour sa part, Mahan Philomène, représentante des lauréates de cette troisième édition, a exprimé leurs remerciements. En ce qui la concerne, Pr. Coulibaly Awa, marraine des 22 jeunes filles et présidente du conseil scientifique du Fonsti, a fait une exhortation. « Je vous convoque à vous projeter dans le futur. Vous devez continuer à travailler avec abnégation pour mériter cette confiance. Vous devez cultiver certaines valeurs. Travaillez. Le monde appartient aux vaillants. Essayez de devenir une femme qui a de la valeur. Je fonde en vous beaucoup d'espoir », a-t-elle dit. Pr. Coulibaly Awa a adressé des félicitations au Fonsti pour ses actions en faveur de la science, de l’innovation et de la technologie.

 

Eddy BIBI