Incivisme sur les routes : Un rapport de l'OMS accable l'Afrique, Patrick Achi donne les causes des accidents en Côte d'Ivoire

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incivisme-sur-les-routes-un-rapport-de-l-oms-accable-l-afrique-patrick-achi-donne-les-causes-des-accidents-en-cote-d-ivoire Le Premier ministre, Patrick Achi, au milieu, lors de la visite de stands. (Ph: DR)
Economie

Le Premier ministre, Patrick Achi, a dévoilé mardi 10 août 2021, le bilan de la sécurité routière en Afrique.

Procédant mardi 10 août 2021 au Radisson Blu, route de l'Aéroport d'Abidjan, au lancement de la campagne nationale « Stop à l’incivisme sur nos routes », dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie quinquennale visant au renforcement de la sécurité routière en Côte d’Ivoire, le Premier ministre Patrick Achi a présenté la situation des accidents en Afrique. Il a noté qu'il s'agit d'un sujet devenu préoccupant au niveau mondial et particulièrement en Afrique. « Selon le rapport 2019 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur le bilan de la sécurité routière, l’Afrique affiche le plus fort taux de mortalité routière dans le monde. L’Afrique a également la plus forte proportion de mortalité piétonne et cycliste ; et les accidents de la route sont désormais la principale cause de mortalité chez nos enfants entre 5 et 29 ans ! », a affirmé Patrick Achi. La Côte d'Ivoire n'échappe pas à cette triste réalité. Le Premier ministre note, en effet, qu'en dépit des investissements réalisés pour la mise à niveau des infrastructures routières, le pays connaît malheureusement une recrudescence d’accidents graves de la route, endeuillant ainsi les familles, avec des conséquences humaines, sociales et économiques parfois désastreuses. Patrick Achi note au nombre des causes des accidents enregistrés en Côte d’Ivoire, le facteur humain qui représente à lui seul 92 % des accidents ; le défaut de maîtrise des conducteurs, l’imprudence des conducteurs, l’imprudence des piétons, le stationnement dangereux, la vitesse excessive ; la défaillance mécanique des véhicules (6 % des accidents) et la chaussée dégradée (1 % des accidents).

Irène BATH