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Initiative pêche Côtière, la Fao veut promouvoir une pêche durable dans les zones côtières

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initiative-peche-cotiere-la-fao-veut-promouvoir-une-peche-durable-dans-les-zones-cotieres Le site du débarcadère de pêche Mohamed VI de Locodjro.
Economie

L’Initiative Pêches Côtières (IPC) en Afrique de l'Ouest. IPC est une initiative mondiale et collaborative financée par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), qui rassemble des agences des Nations Unies et des organisations internationales de conservation de la nature pour l’amélioration de la gestion des pêches et la protection de la biodiversité marine dans les zones côtières grâce à une meilleure gouvernance et un renforcement de la chaîne de valeur des produits de la mer. L’Initiative Pêches Côtières (IPC) opère dans les pays ouest-africains du Cabo Verde, la Côte d’Ivoire et le Sénégal pour renforcer la gouvernance et la gestion des pêches, soutenir les chaînes de valeur et les produits de pêche, et améliorer les conditions de travail.

Le système des nations unies a organisé une visite en collaboration avec la presse sur le site du débarcadère de pêche Mohamed VI de Locodjro le 3 novembre 2021, dans le but de s’imprégner du projet à impact déployé.

L’objectif du projet de construction et de gestion du débarcadère de Locodjro est amélioré les conditions de vie et de travail de la communauté des pêcheurs artisanaux. Dans le cadre de la mise en œuvre du Cadre de Coopération des Nations Unies pour le Développement Durable (Ccdd) 2021-2025, le Groupe Fao des agences des Nations Unies pour s’est engagé en partenariat avec le Gouvernement ivoirien à apporter des réponses à la problématique des changements climatiques qui constitue un défi de développement pour de nombreux pays.

L’administrateur national du projet initiative pêche côtière Afrique de l’Ouest (IPC-AO), Koné Aboubacar a fait savoir, pour sa part, que le programme mis en place au débarcadère Mohamed VI de Locodjro, a « des effets » positifs sur les artisans. « Aujourd’hui, quand vous allez voir les produits, les produits sont de bonne qualité. Elles (mareyeuses) arrivent à vendre mieux. Au niveau de la transformation, les fours RTP permettent aux femmes de mieux transformer leurs produits. On les a accompagnées à mieux maîtriser les techniques de fumage », a-t-il indiqué.

Pour le coordonnateur du débarcadère, Bakayoko Lama, les raisons de la faible fréquentation de la plateforme se justifient par le fait qu’il existe d’autres sites informels de pêche, entre autres, Abobodoumé et Zimbabwé, qui sont encore ouverts et par la périodicité. « Ce qu’il faut savoir, c’est que nous avons des périodes de pêche. Il y a des périodes de bonne pêche et des périodes de basse pêche. Quand la période n’est pas bonne, ça ne marche pas. Donc si ne marche pas, on ne peut s’attendre à une fréquentation qu’on souhaite. Ce sont des aspects qu’il faut prendre en compte. De juin, juillet, août, septembre, octobre, c’est la bonne période et de novembre, décembre, janvier, février, c’est une période froide. Donc si vous venez à une période de pêche, vous pouvez penser qu’il n’y a pas de débarquement. Le site est fréquenté, mais pas à notre souhait », a déclaré M. Bakayoko.

« La politique qui devait accompagner n’a pas été. Concrètement, il s’agit de diriger les pirogues au niveau du débarcadère et que les pirogues que les femmes ont préfinancées, puissent venir débarquer le poisson ici. Ce sont les pêcheurs qui doivent débarquer ici et non une autre forme de pêche », a martelé Mme Dion Micheline devant la presse, à l’occasion de la visite des projets du SNUD, dans le cadre de la Journée des Nations Unies (JNU).

Elle a indiqué que le site fonctionne à 10, 15 voire 20 %, présentement. « Il faut que les mesures qui ont été prises lors de la faisabilité du projet soient vraiment mises en œuvre pour que le débarcadère puisse fonctionner à 80 % », a-t-elle insisté, Dion Micheline. Présidente de la Coopérative des mareyeuses transformatrices des produits halieutiques d’Abidjan (CMATPHA).

Par ailleurs, le débarcadère Mohamed VI de Locodjro est un don du Royaume du Maroc à la Côte d’Ivoire, d’un coût global d’environ trois milliards FCFA. Il s’inscrit dans le cadre des relations bilatérales entre les deux pays.

PK