Gestion foncière en Côte d’Ivoire : 37 000 hectares de superficie délimitée suite à un projet grâce au programme « Acteur communau’Terre »

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Economie

Environ 37 000 hectares de superficie délimité lors du programme foncier rural Acteur communau’Terre mené par Audace Institut Afrique et la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté.

C’est au cours d’une conférence de presse ce vendredi 17 décembre 2021 lors de la clôture du programme que l’information a été donnée par Sosthène Koffi, chargé de programme foncier de la Fondation Friedrich Nauman pour la liberté en présence du directeur régional Afrique de l’ouest Jo Holden.

Les chiffres clés du programme

Ce sont en tout 7 territoires de village qui ont été délimités, plus de 37 000 hectares de superficie délimitée aussi, 7 comités villageois de gestion foncière rurale recomposés de manière inclusive, formés et fonctionnels, 30 000 personnes touchées, 35 jeunes arpenteurs (opérateurs de GPS) qui ont été formés et 1887 exploitants agricoles enregistrés.

Les objectifs du programme

S’inscrivant dans le programme mondial du gouvernement allemand « Un monde sans faim », le projet Acteur Communau’Terre avait pour but de clarifier les droits fonciers des villageois, en alliant les connaissances traditionnelles des terres avec les nouvelles technologies, de renforcer les capacités des sachant et singulièrement des Comités villageois de gestion foncière rurale et aussi l’archivage des informations foncières comprenant une carte de village consolide le processus.

Les différents villages et la raison du choix

Ce projet débuté en 2016 a été mis en exécution dans environ 7 villages répartis dans 4 régions de la Côte d’Ivoire. Goya 1 et Yaoudé, dans la région du Cavally, à l’ouest de la Côte d’Ivoire, pour la simple raison est une zone à forte production cacaoyère et a une forte présence des migrants ivoiriens et non ivoiriens. Barata et Manoufla, dans la région de la Marahoué, au centre ouest du pays, parce qu’ils sont une zone à forte production cacaoyère et l’on remarque la faible présence de migrants et de non ivoiriens.

Chaque village dispose d’un registre foncier

Le village de Gnondrou, dans le Guémon, toujours à l’oyest du pays pour sa forte production cacaoyère et faisant partie de la zone ex CNO (occupée par la rebellion pendant les crises de 2002 et 2011. Et les deux dernier villages (Kacoubroko, non loin de Yamoussoukro et Odoguié, non loin d’Abidjan) ont été choisis parce qu’elles sont proches des villes à forte urbanisation.

La gouvernance foncière est drastiquement améliorée dans les villages et le programme de sécurisation foncière trouve une avancée rapide.

Il faut rappeler que la situation foncière en Côte d’Ivoire est faible. Et le projet a permis à ces villages d’être identifiés, délimités et enregistrés. Pour Sosthène Koffi, ce travail a été fait de manière qualitative comme un échantillon afin de permettre aux autorités foncières ivoiriennes de s’appuyer pour en faire sur les autres villages de la Côte d’Ivoire.

Sandra KOHET