Filière cola : Des opérateurs de Bouaké en colère contre des décisions des dirigeants de l’Intercola

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filiere-cola-des-operateurs-de-bouake-en-colere-contre-des-decisions-des-dirigeants-de-l-intercola Le collectif de Bouaké a souhaité la suspension de l’arrêté interministériel du 08 septembre 2021.
Economie

Dans le secteur de la filière cola en Côte d’Ivoire, des opérateurs de Bouaké sont en colère contre des décisions des dirigeants de l’Intercola.

L’Intercola est l’association interprofessionnelle créée en 2017 et qui rassemble les producteurs, les commerçants, les exportateurs et les transformateurs de cola. En Côte d’Ivoire, des opérateurs du marché de gros de Bouaké sont mécontents après ses dernières décisions jugées « unilatérales ».

Décision sans concertation

L’information a été rapportée par un confrère local, ce mardi 25 janvier 2022. Des opérateurs de la filière cola de Bouaké ont dénoncé des « décisions unilatérales des dirigeants de l’Intercola sans concertation avec les vrais acteurs de la filière ».

Ces opérateurs de la filière cola de Bouaké sont réunis au sein du collectif des sociétés coopératives et associations de cola du marché de gros de Bouaké. Ils ont animé une conférence de presse ce lundi 24 janvier 2022 pour traduire leur mécontentement, notamment par la voix de leur porte-parole, Magloire Abongny.

Arrêté interministériel du 08 septembre 2021

Ces opérateurs de la filière cola de Bouaké ont indiqué que les décisions des dirigeants de l’Intercola évoquées « concernent l’arrêté interministériel du 08 septembre 2021 ».

Ils ont expliqué que cet arrêté fixe l’assiette et les niveaux de la taxe à l’exportation et des cotisations professionnelles perçues sur la filière cola au titre de l’année 2021, dont l’application devrait prendre effet dès le 01 janvier 2022.

Ces opérateurs de la filière cola de Bouaké ont fait d’autres précisions. « Elles portent également sur la liste des structures exportatrices de la noix de cola au titre de la campagne 2020-2021 présentée par la direction générale de l’Intercola et validée par le ministère de l’agriculture et du développement rural », ont-ils ajouté.

« Sur plus de 100 coopératives exerçant dans la filière, seulement 13 ont été présentées par la direction exécutive de cette faitière pour avoir l’agrément à l’exportation »

Les opérateurs ont soulevé un autre point. « Sur plus de 100 coopératives exerçant dans la filière, seulement 13 ont été présentées par la direction exécutive de cette faitière pour avoir l’agrément à l’exportation », a décrié le porte-parole du collectif.

Magloire Abongny s’est indigné contre une information qui est parvenue, selon lui, tardivement à certains acteurs de la filière. « Depuis le 08 septembre que cet arrêté interministériel instituant le prélèvement a été pris, c’est seulement le 30 décembre que les opérateurs d’Anyama, qui portent la filière cola, constituent le centre névralgique du commerce de la noix de cola, en ont été informés. Cette information est parvenue aux acteurs de Bouaké seulement le 14 janvier (2021, ndlr) », s’est-il indigné.

Le collectif de Bouaké a souhaité la suspension de l’arrêté interministériel du 08 septembre. Il a aussi plaidé pour la relance des rencontres de concertation sous l’égide du comité paritaire afin de proposer des solutions aux difficultés de la filière.

Eddy BIBI

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