Rapport sur le Développement dans le monde 2021 : Les messages clés et les recommandations

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rapport-sur-le-developpement-dans-le-monde-2021-les-messages-cles-et-les-recommandations Des responsables de la Banque mondiale et les panélistes lors de la présentation du rapport. (Ph:DR)
Economie

Le Rapport sur le Développement dans le monde 2021, intitulé « Des Données au service d’une vie meilleure », de la Banque mondiale a été présenté mardi 21 juin 2022, au cours d’une cérémonie à Cocody.

La séance de présentation du Rapport sur le Développement dans le monde 2021 s’est déroulée sous la présidence du ministre de la Communication et de l’Economie Numérique, le mardi 21 juin 2022, qui était représenté à cette occasion par son Directeur de cabinet, Patrick Somet.

Etat des lieux sur la gouvernance des données

La présentation du Rapport a été l’occasion de faire un état des lieux sur la gouvernance des données numériques en Côte d’Ivoire à travers la présentation des conclusions du rapport WDR 2021. Il s’en est suivi des échanges avec les parties prenantes nationales, notamment Namahoua Touré, Directrice générale de l’Autorité de régulation des télécommunications/Tic de Côte d’Ivoire (ARTCI) ; Marjorie Saint-Lot, Directrice générale de Uber Côte d’Ivoire et Ghana ; Kouassi Hugues Kouadio, Directeur de l’École nationale supérieure de statistique et d’économie appliquée (ENSEA).

Adèle Moukheibir Barzelay, Juriste, Développement numérique à la Banque mondiale a indiqué que le Rapport sur le Développement dans le monde 2021 se subdivise en deux parties.

La première partie se focalise sur les grands enjeux, comment les données sont utilisées à bon escient et la deuxième partie présente les systèmes de gouvernance à mettre en place.

Prenant le cas spécifique de la Côte d’Ivoire, Adèle Moukheibir Barzelay a expliqué comment des données ont impacté positivement la vie des populations ivoiriennes.

Elle a fait remarquer qu’en créant une plateforme e-agriculture et en facilitant les échanges entre acheteurs et les producteurs des produits agricoles, ainsi qu’en facilitant la transparence des prix mis sur cette plateforme, cela a contribué à l’équité en terme de partage et d’échanges d’informations pour permettre à un grand nombre de producteurs de participer à l’économie ivoirienne.

"Plus de 50% de la population en Côte d’Ivoire, malgré le fait qu’elle vit à côté d’un signal mobile, n’utilisent pas Internet"

Malgré cet acquis, elle note cependant que plus de 50% de la population en Côte d’Ivoire, malgré le fait qu’elle vit à côté d’un signal mobile, n’utilisent pas Internet. Une situation qui pourrait être liée, selon Adèle Moukheibir Barzelay, à des questions de coûts ou d’attitude numérique, ou encore de la considération de la pertinence des services Internet.

Résumé des messages clés et recommandations

La Juriste, Développement numérique à la Banque mondiale conclut pour dire que la Covid-19 a renforcé l’importance de la gouvernance des données pour permettre une exploitation fiable des données à des fins de développement équitable.

Comme recommandation phare du Rapport, elle note que les ambitions d’économie et de gouvernement numérique nécessitent une infrastructure adéquate au niveau national pour échanger, stocker et traiter les données efficacement.

"La Covid-19 a renforcé l’importance de la gouvernance des données pour permettre une exploitation fiable des données à des fins de développement équitable"

Adèle Moukheibir Barzelay appelle donc à adopter une approche différenciée et multi-dimentionnelle pour le traitement des données personnelles et non-personnelles afin de favoriser la confiance.

Elle note que des efforts supplémentaires sont nécessaires pour soutenir l’interopérabilité et la portabilité des données, la cybersécurité et la cybercriminalité, ainsi que la concurrence des marchés numériques pour une valeur équitablement distribuée.

Michel Rogy, Directeur sectoriel, Développement numérique, Afrique de l’ouest, Afrique du nord et Moyen-orient a expliqué comment la gouvernance des données impacte-t-elle positivement les économies africaines. Il a pris le cas spécifique de la Côte d’Ivoire où le secteur agricole connaît une nette transformation, grâce à la connexion de 20 000 agriculteurs. Michel Rogy a cité le PAGDS qui a également des résultats appréciables pour la Côte d’Ivoire.