Développement de la filière Karité : Échanges entre Dr Arthur Coulibaly ( PCCET) et les acteurs de la filière

Publié le Modifié le
developpement-de-la-filiere-karite-echanges-entre-dr-arthur-coulibaly-pccet-et-les-acteurs-de-la-filiere Dr Arthur Coulibaly, coordonnateur du PCCET a échangé avec les acteurs de la filière Karité
Economie

Dans le cadre du partenariat public-privé, le projet des chaînes de valeurs compétitives pour l’emploi et la transformation économique (PCCET) a conduit une mission d’échange avec les acteurs de la filière Karité.

La mission conduite par Dr Arthur Coulibaly, coordonnateur du PCCET avait pour but de recueillir les attentes, les objectifs des acteurs et les perspectives de développement de la filière. A cette rencontre d’échange, le coordonnateur à présenté aux acteurs de la filière les résultats de la mission effectuée entre avril et août 2022 lors d’un atelier organisé les 21 et 22 septembre 2022 à Korhogo.

Améliorer la compétitivité des chaînes de valeur

« La chaîne de karité en Côte d’Ivoire est fortement dominée par les femmes et nous avons en terme de production, environ 250 000 tonnes. Nous en commercialisons à peu près une quarantaine de mille. Le potentiel est particulièrement important. Cette spéculation de karité en la développant et en l’industrialisant, nous pouvons avoir des impacts particulièrement importants dans les régions productrices », a-t-il déclaré.

Au lieu de vendre des produits à l’état brut, l'idée aujourd’hui, c’est de dire que nous pouvons aller au deuxième niveau qui est de créer, transformer localement, avoir de l’industrialisation

Arthur Coulibaly est par ailleurs,  revenu sur les ambitions du PCCET, un des instruments de la vision 2030 du Président de la République Alassane Ouattara qui est porté par une unité de coordination rattachée au cabinet du Premier Ministre. « Les objectifs sont d’améliorer la compétitivité des chaînes de valeur que sont l’ananas, la mangue, le karité, le plastique, le palmier à huile, l’hévéa et le textile-habillement. Mais aussi, d’améliorer les conditions d’accès aux financements, et la compétitivité. Nous entendons accroître la valeur de nos exportations. Au lieu de vendre des produits à l’état brut, l'idée aujourd’hui, c’est de dire que nous pouvons aller au deuxième niveau qui est de créer, transformer localement, avoir de l’industrialisation puisque c’est elle qui nous permet de retenir une plus valeur ajoutée », a-t-il soutenu.

Cet atelier qui a vu la participation des représentants des couches socio-économiques a été le lieu pour les acteurs de la chaîne de valeur de faire des propositions pour la modernisation de la filière karité. La filière karité, faut-il le souligner est une importante source de revenus pour des populations vivant dans le nord de la Côte d’Ivoire. Dominé par les femmes, ce secteur regorge d’importantes potentialités. Notons que la Côte d’Ivoire est le cinquième producteur mondial de karité après le Nigeria, le Mali, le Burkina Faso et le Ghana. L’industrie locale est animée principalement par 150.000 actrices.