Jncc 2022: La valorisation des produits et sous-produits issus de la cacaoculture au centre d’un panel

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jncc-2022-la-valorisation-des-produits-et-sous-produits-issus-de-la-cacaoculture-au-centre-d-un-panel Dr Louis Ban Koffi, Directeur de recherche au Centre national de recherche agronomique (CNRA). (Ph: DR)
Economie

La valorisation des produits et sous-produits issus de la cacaoculture a été au centre d’un panel organisé à la 8ème édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (Jncc 2022).  

Dr Louis Ban Koffi, Directeur de recherche au Centre national de recherche agronomique (CNRA), par ailleurs, Responsable du laboratoire d’analyse sensorielle du cacao a pris part à un panel organisé à la 8ème édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (Jncc 2022).

Ce panel a porté sur la valorisation des produits et sous-produits issus de la cacaoculture.

Les sous-produits du cacao

Dr Louis Ban Koffi a fait remarquer que généralement, le cacao est cultivé pour ses fèves. Alors que, de l’avis de ce expert, il y a beaucoup de sous-produits du cacao qui présentent des caractères à valeur technologique qui peuvent être exploités.

"Le jus de cacao fait l’objet de brevétisation au niveau de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi)"

Dr Louis Ban Koffi a cité, notamment, le jus de cacao qui a fait l’objet de brevétisation au niveau de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi). Il a indiqué que le jus de cacao a permis au CNRA de mettre au point la liqueur de cacao.

«Il n’y a pas mal de produits dont on peut retirer de la culture du cacao, non pas uniquement pour les fèves, mais pour la production de jus, d’alcool, vinaigre, confiture... Toute une panoplie d’éléments qui peuvent être exploités par le producteur de cacao», a énuméré Dr Louis Ban Koffi.

L'importance de la cabosse de cacao

Le Directeur de la recherche au CNRA a souligné qu’une fois qu’on retire les fèves, la cabosse de cacao peut servir à faire de la potasse, ainsi que du combustible pour alimenter les foyers.

«En dehors de la fève de cacao qui participe à la production de chocolat, il y a des éléments qu’on peut extraire et qui rentrent dans le domaine médical et pharmaceutique», a mentionné le Directeur de la recherche au CNRA, puis de rassurer que les équipements que requiert la valorisation des sous-produits sont à la disposition et à la portée de tout le monde.

"Les équipements que requiert la valorisation des sous-produits du cacao sont à la disposition et à la portée de tout le monde"

Désormais, a conclu Dr Louis Ban Koffi, le cacao ne va plus s’acheter sur la base de ses caractéristiques physiques, mais sur la base de ses caractéristiques sensorielles. Aussi, a-t-il poursuivi, le producteur aujourd’hui ne doit plus uniquement produire des fèves de cacao, mais il doit aussi le faire pour la valorisation des sous-produits