Revalorisation du SMIG à 75 000 FCFA : pourquoi des syndicalistes du secteur privé n’en veulent pas

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revalorisation-du-smig-a-75-000-fcfa-pourquoi-des-syndicalistes-du-secteur-prive-n-en-veulent-pas Palm Seraphin et ses camarades syndicalistes revendiquent plutôt une revalorisation des salaires
Economie

Le collectif des secrétaires généraux et délégués du personnel du secteur privé de Côte d’Ivoire rejettent le nouveau SMIG fixé à 75 000 Fcfa et exigent 200 000 Fcfa.

C’est lors d’un point de presse organisé par le collectif des secrétaires généraux et délégués du personnel du secteur privé de Côte d’Ivoire ce jeudi 24 novembre 2022 que le secrétaire général d’un syndicat de base, Palm Séraphin a faire la lecture du communiqué dénonçant la proposition de 75 000 Fcfa comme nouveau SMIG.

les syndicalistes exigent plutôt une revalorisation des salaires 

 

En effet, les travailleurs du privé n’approuvent pas un SMIG de 75 000 FCFA et exigent une revalorisation des salaires. « Nous dénonçons le concubinage incestueux des vielles centrales syndicales traditionnelles que sont : UGTCI, DIGNITE, FESACI, UNATRCI et HUMANISME avec le patronat dans le cadre de la commission indépendante permanente de concentration (CIPEC) » a déclaré PALM Séraphin.

Dans ce contexte que le salaire minimum garantit qui en vérité est le salaire définitif au privé, va être fixé à 75 000 Fcfa

Cette décision est justifié par plusieurs facteurs tels que : la cherté du marché, les loyers qui ont atteint un niveau très élevé, des frais de prestations de santé qui flambent de jour en jour et les frais de scolarité qui ont atteint un niveau ingérable. Pour les travailleurs du privé un tel SMIG ne peut être accepté. « Dans ce contexte que le salaire minimum garantit qui en vérité est le salaire définitif au privé, va être fixé à 75 000 Fcfa: jamais jamais jamais » a-t-il appuyé.

Le collectif des secrétaires généraux et délégués du personnel du secteur privé de Côte d’Ivoire a par ailleurs dénoncé la répression de leurs activités syndicales par certaines entreprises avant d’interpeller le gouvernement ivoirien à jeter un regard favorable sur la situation des travailleurs du privé en revalorisant les salaires comme ça été le cas  avec les fonctionnaires.

Le collectif demande donc au président Alassane Ouattara de prendre la peine mesure des problèmes actuel du secteur privé afin de les convier à une table d’échange car le secteur privé est pourvoyeur de richesses pour notre pays la Côte d’Ivoire.