Grève dans l'Education nationale : Les parents d'élèves interpellent les syndicats et le gouvernement


11/02/2020
Grève dans l'Education nationale : Les parents d'élèves interpellent les syndicats et le gouvernement
Le président du Capeeci a exhorté les enseignants et le gouvernement à consentir des sacrifices pour la bonne marche de l'école ivoirienne.

La récurrence des grèves dans les lycées et collèges ces dernières années interpelle plus d'un. La dernière s'est déroulée les 28, 29 et 30 janvier 2020, suite à un mot d'ordre de grève lancé par le Collectif des syndicats du secteur éducation-formation de Côte d'Ivoire ( Cosefci).

Le Collectif des associations des parents d'élèves et étudiants de Côte d'Ivoire ( Capeeci), qui estime de trop, cet arrêt de travail dans le secteur éducation-formation, a interpellé les syndicats d'enseignants et le gouvernement, dans une déclaration transmise à L'inter hier dimanche 9 février 2020 signée de son président Kadjo Aka Claude. «  (…) Nous, parents d’élèves, soucieux de l’avenir de nos enfants et du devenir de notre beau pays, nous voulons plaider en faveur des deux entités chargées de former et d’éduquer nos enfants, à revoir leur position pour que la paix règne dans nos écoles, afin que le travail se fasse sans entrave et en continu, pour atteindre les objectifs de l’année scolaire 2020 », ont plaidé les parents d'élèves.

Un message spécifique a été adressé à chacune des parties. « Aux enseignants, nous les supplions de continuer à dispenser les cours comme ils le font déjà si bien, depuis la fin de la grève. A madame le ministre, nous voudrions bien lui demander de poser un acte fort en réglant au mieux le problème salarial des enseignants touchés par la suspension, pour leur permettre de travailler dans la lucidité, car ventre affamé n’a point d’oreilles », a négocié le Capeeci.

Ce collectif de parents d'élèves a profité du cadre pour insister sur la nécessité pour les enseignants et le gouvernement de consentir des sacrifices pour la stabilité de l'école, ''déjà très malade''. « Notre système éducatif ne se porte pas mieux. C’est pourquoi nous devons tous faire des efforts pour ne pas totalement l’asphyxier, car c’est avec le concours et les sacrifices des uns et des autres, que nous parviendrons à conduire ce bateau qui tangue, vers sa destination », a déclaré le président du Capeeci, Kadjo Aka Claude. Il a rappelé que l’année scolaire 2018-2019, les grèves des enseignants ont fortement perturbé les cours de la maternelle à l’université.

Ces arrêts de cours, explique-t-il, ont été terriblement ressentis par les parents d’élèves et d’étudiants. Au niveau des candidats aux examens à grand tirage, précisément ceux du baccalauréat de la session 2019, on a assisté à plusieurs cas de fraude. Le nombre était estimé à 6 835 élèves qui avaient tenté d’user de la fraude pour prétendre réussir à leurs examens.

« Ces grèves ont chagriné l’ensemble des parents et leurs enfants et jeté l’opprobre

sur le système éducatif ivoirien », a conclu le président Kadjo Aka.

 

Marcelle AKA

 

 

Marcelle Aka

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  • SOURCE: L'inter

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