Grève en milieu scolaire

La FESCI suspend son mot d’ordre de grève, sans la satisfaction de ses revendications

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la-fesci-suspend-son-mot-d-ordre-de-greve-sans-la-satisfaction-de-ses-revendications Le courrier de la FESCI
Education

La Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire, après une alerte à la Ministre de l’Education Nationale, de l’enseignement Technique et de la Formation Professionnelle demandant la suspension des frais annexes dans les établissements scolaires et sans suite favorable a décidé d’entamer une grève de 72h à compter de ce lundi 19 octobre 2020. Mot d’ordre largement suivi mais qui donnait à interprétation au regard des remous sociaux politiques. Dans un communiqué lu sur les antennes de la RTI, le mot a été suspendu.

Les raisons convoquées par la FESCI pour justifier le mot d’ordre de grève ont été saluées avec fastes, par les observateurs et parents d’élèves. En fait, les frais annexes dans les établissements sont devenus de trop. A maintes reprises, les parents d’élèves et les syndicats étaient montés au créneau pour les dénoncer et exiger leurs suspensions. Force est de constater que rien n’a évolué ni changé.

Face à ce qu’elle qualifie « d’anarque », la FESCI a demandé la fermeture des établissements, à compter de ce lundi, en vue de contraindre les autorités à la négociation. L’espoir placé en cette lutte, sera de courte durée. Car, il n’a fallu quelques heures pour suspendre le mot d’ordre. Au motif ; des violences et des récupérations politique ont émaillé leur lutte. Or, la FESCI est apolitique. Ainsi, se dit-elle apte au dialogue.

Le communiqué mettant fin à la grève à susciter des commentaires. Pour certains, à lire les commentaires sur les réseaux sociaux et à entendre certaines personnes, la FESCI œuvre pour ses intérêts. Sauf qu' elle profite des problèmes réels. Ils vont plus loin en accusant le Bureau National de rouler pour le pouvoir. A ces accusations, le Secrétaire General Allah St Clair dit Gl Makélélé répond être dans une dynamique : « œuvrer pour la non-violence, pour un système éducatif de qualité ».

Retenons que, le mot de grève a été suspendu sans que madame la ministre, ne suspende les frais de COGES (Comité de Gestion des Etablissements Scolaires), les frais d’inscriptions en ligne...

Est-ce par peur ou menace ? Aucune confirmation.

Carlos DOGBA