Hôpital général de Port Bouët/ Descente musclée des parents d'un blessé: Les urgences saccagées

Faits divers
Publié le Source : Soir info
hopital-general-de-port-bouet-descente-musclee-des-parents-d-un-blesse-les-urgences-saccagees Ce qui reste après le passage des vandals (Photo DF)

La nuit du vendredi 7 au samedi 8 août 2015, peu après 5h30, va, à jamais, marquer les esprits des agents, en service, ce jour, aux urgences de l'hôpital général de Port Bouët et les malades qui ont eu la malchance d'être là à ce moment.

En effet, les agents ont été tabassés et blessés; le service a été saccagé et les malades ont été brutalisés. Le samedi 8 août, à notre passage, vers 11h, tout était sens dessus-dessous, aux urgences.

Selon nos sources, à 5h30 passée, trois personnes accompagnant une quatrième ayant une arcade sourcilière ouverte, sont arrivées. Le médecin leur a délivré une ordonnance pour panser la plaie. Mais ils ont exigé un point de suture dont les traces du fil ne seraient pas visibles. Il leur a été dit que la pharmacie était en rupture de stock pour les satisfaire.

Pour ces personnes visiblement éméchées, il fallait que leur exigence connaisse un aboutissement heureux. Ce d'autant plus qu'on parle de gratuité dans les hôpitaux. Le médecin qui tentait de les raisonner, a été surpris par un fauteuil volant qui l'a atteint au bras. Ce qui l'a blessé. Le malade qui était en observation a été brutalisé, de même que le vigile qui est arrivé pour secourir les agents.

La police, alertée par l'un des personnels soignants, au commissariat du 5ème arrondissement, n'a pas fait de difficulté pour se présenter sur les lieux. Elle a ainsi mis fin au lugubre projet des quatre visiteurs indélicats. Cela, en les interpellant. Passé ce sale quart d'heure, les quatre malades en hospitalisation ont été évacués en chirurgie, et deux autres en observation dans un autre service.

Ce samedi, tous ceux qui venaient avec des malades étaient orientés vers le centre de santé de Vridi ou à l'hôpital général de Koumassi. Le service des urgences était fermé, vu le désordre installé.

Dominique FADEGNON

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