Bangolo/ Cannibalisme en plein cimetière: 

Il déterre des cadavres, les cuisine et mange leur chair

Faits divers
Publié le Source : Soir info
bangolo-cannibalisme-en-plein-cimetiere-il-deterre-des-cadavres-les-cuisine-et-mange-leur-chair (Photo d'archives pour illustrer l'article)

Déterrer des cadavres humains, les faire cuire pour sa consommation, il faut être débile pour accomplir une telle ignominie.

C’est pourtant à ce macabre acte, que s’adonnait Zébo, un fou originaire de Gohouo, village situé à une douzaine de kilomètres de Bangolo, sur l’axe menant à la sous-préfecture de Bléniminhoué.

Selon nos sources, depuis de longues années, le jeune Zébo, 23 ans, est malade mental. Malgré tous les efforts de ses parents visant à le guérir, il va plutôt de déchéance en déchéance. Et finalement, il se retranche dans le cimetière communautaire situé non loin du village. Et personne ne sait exactement, de quoi se nourrit cet homme qu'on ne voit pas fouiller dans les détritus. Mais la vérité macabre finira pas être sue.

En effet, le mercredi 13 janvier 2016, les habitants du village sont réunis, pour un ultime hommage, autour de la dépouille de dame Gninhouinhi Eugénie, décédée quelques jours plus tôt. Au cours de cette cérémonie, Zébo apparaît. Dans un langage à peine voilé, il demande aux populations d’accélérer le processus d’inhumation de la dame, pour que lui Zébo puisse rejoindre son « habitat », qui est le cimetière. Une attitude trouvée curieuse par deux jeunes gens qui décident donc d'en savoir un peu plus sur l'intrusion du fou et de son injonction.

Après donc l’enterrement de dame Gninhouinhi, les deux jeunes gens se planquent dans la broussaille environnante du cimetière, et suivent tous les faits et gestes du dément. Aux alentours de 18 h, Zébo s’arme d’une pioche, d’une barre de fer, et se met à ouvrir la tombe fraîchement faite. C’est là que les « sentinelles » surgissent. Zébo, la pioche en main, tente de prendre la fuite. Mais il est vite rattrapé. L’affaire est portée devant les autorités villageoises, et tout le village se déporte au cimetière. Là, ce que tout le monde découvre, est complètement ahurissant. Une tombe vidée de son contenu sert de logis au malade mental. Plusieurs autres tombes profanées, des os humains traînant çà et là. Et surtout, une marmite contenant encore de la viande humaine boucanée. Tout ceci, l’œuvre de Zébo, qui se nourrissait donc de cette chair humaine.

C'est l'émotion totale dans la bourgade. Des pleurs de parents de défunts bouffés par le fou-cannibale fusent de partout. Après l'horrible constat, le chef du village ordonne l’enterrement des restes humains traînant. Ce qui est fait. Le fou, lui, est ligoté et conduit très loin du village.


Ibrahim BAKOULE ( Correspondant régional)

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