Côte d'Ivoire

Zuenoula : Un mort et plusieurs blessés dans un affrontement entre des dozos et des jeunes du village de Bonéfla

Publié le
zuenoula-un-mort-et-plusieurs-blesses-dans-un-affrontement-entre-des-dozos-et-des-jeunes-du-village-de-bonefla Un dispositif sécuritaire assuré par des éléments de la brigade de gendarmerie de Zuénoula, appuyés par ceux de Gohitafla, est actuellement sur les lieux (Ph d'archives)
Faits divers

Les violents affrontements entre chasseurs traditionnels appelés dozos et des jeunes du village de Bonéfla, localité de la sous-préfecture de Kanzra, située à 32 km de Zuénoula, ont fait un mort et quatre blessés dont deux par balles.

Néné Bi Gohi Maurice, jeune autochtone du village de Bonéfla, localité de la sous-préfecture de Kanzra, située à 32 km de Zuenoula, est décédé des suites de ses blessures, le mardi 24 septembre 2019, à Abidjan. En attendant ses obsèques prévues les vendredi 8 et samedi 9 novembre prochains, « un dispositif sécuritaire assuré par des éléments de la brigade de gendarmerie de Zuénoula, appuyés par ceux de Gohitafla, est actuellement sur les lieux et sera, selon le préfet, renforcé ».

Selon l’AIP qui rapporte l’information, un violent affrontement consécutif au vol de deux béliers de Foungbé Mamboua, se réclamant dozo est à l’origine de l’affrontement qui a fait un mort et quatre blessés dont deux par balles.

Au dire du préfet du département, Amani Tiemoko qui s’est confié au confrère, Foungbé Mamboua constate, le jeudi 19 septembre 2019, la disparition de ses deux béliers. Il mène dès lors, discrètement, ses enquêtes et surprend, dans une plantation de cacao, un jeune surnommé Abobolais en train de fumer des parties de mouton. Pour le chasseur traditionnel, il n’y a pas de doute, Abobolais est le voleur puisque selon lui, il reconnait son animal à travers la tête. Interrogé sur la provenance de cette viande, Abobolais apprend au dozo qu’il a reçu la viande dépecée de trois jeunes.

Le dozo n’est pas convaincu et va expliquer son problème aux gendarmes en faction dans la zone qui lui conseillent de porter plainte et envoyer une convocation au présumé voleur. Au lieu de suivre cette voie, le dozo prend la résolution de punir Abobolais. Et que fait-il ? Foungbé appréhende Abobolais, le samedi 21 septembre dernier et le ligote, avant de le conduire devant la notabilité du village. Après les explications des deux parties, Abobolais est relaxé au bénéfice du doute.

Très vite, la nouvelle se répand comme une trainée de poudre dans le village. Des camarades d’Abobolais, mécontents du traitement à lui infligé par le dozo prennent le chasseur traditionnel à partie. Sérieusement en difficulté, ce dernier appelle ses collègues en renfort tandis que les jeunes appellent à leur tour leurs camarades des villages voisins en renfort. L’affrontement est inévitable et les dozos armés de fusils en font usage. De leur côté, les jeunes armés de machettes, haches, gourdins et autres s’acharnent les chasseurs traditionnels. Malheureusement, dans la bagarre généralisée, Néné Bi Gohi Marurice est atteint grièvement à la tête après avoir reçu un coup. Évacué d’urgence à Daloa, puis transféré à Abidjan, il meurt le mardi 24 septembre à 11h.

 

Adolphe Angoua

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de linfodrome.com, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.