Vridi : Alors qu’il se reposait pour reprendre le travail, un employé retrouvé mort après la pluie

Faits divers
Publié le Source : Soir info
vridi-alors-qu-il-se-reposait-pour-reprendre-le-travail-un-employe-retrouve-mort-apres-la-pluie Après un profond sommeil, Kamara Ezéchiel n’a pu se relever

La saison des pluies a été retardée certes, mais les pluies de ces derniers temps sont telles qu’il est impossible de mettre un chat dehors. En clair, il n’est pas prudent de mettre le nez dehors ou même d’effectuer des travaux délicats, compte tenu de ces averses orageuses.

C’est ce qu’ont compris Kamara Aboulah Ezéchiel, jeune libérien de 40 ans, qui est à Abidjan pour ‘’se chercher’’ et son ami et collègue D.V., Ivoirien dont il est l’aîné d’un an. Tous deux employés d’une société de navigation, ils ne veulent pas prendre de risque face à la pluie qui ne cesse de tomber. C’était le vendredi 4 juin 2021. Finalement, les deux se réfugient sous un hangar de fortune, en attendant que l’orage passe. D’échanges cordiaux, ils finissent à s’endormir sans s’en rendre compte.

Kamara Ezéchiel, teint clair, mesurant 1,73 mètre, habillé d'un débardeur gris, d'une culotte bleue, est le premier à s’assoupir. Car, à un moment donné, c’était un monologue pour D.V. qui, finalement glisse à son tour dans le sommeil. Il est un peu plus de 3h du matin, l’orage semble passé et les nuages se sont dissipés. En ce moment, V.I., qui est d’aplomb, secoue son collègue Kamara afin qu’ils partent travailler pour tenter de rattraper le temps perdu à cause de la pluie. Il secoue son collègue en vain. Lorsqu’il profite de la lumière, il se rend compte que Kamara ne réagit plus. Il informe ses supérieurs qui, à leur tour, saisissent la police.

Des agents dont ceux de la police criminelle et de la Police Scientifique se rendent sur le lieu, le matin du samedi 5 juin. Ceux-ci font le constat du décès de Kamara Aboulah Ezéchiel, qui était couché sur le dos sur un carton. La famille du jeune libérien qui habite Petit Bassam est informée. Avec l’accord des parents, le corps est enlevé par les services des pompes funèbres et conservé à la morgue de l'hôpital de Port-Bouët.

 

M’BRA Konan