Bloléquin : Un faux policier arrêté en pleine veillée funèbre . Son acolyte en tenue militaire prend la fuite

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blolequin-un-faux-policier-arrete-en-pleine-veillee-funebre-son-acolyte-en-tenue-militaire-prend-la-fuite Le faux policier, répondra des chefs d'accusation de voies de faits et port illégal de treillis
Faits divers

De l'audace, il en a eu, dans la nuit du 14 juin 2021, avec son acolyte. Lui, c'est G. Amos, âgé de 21 ans, car né le 1er janvier 2000 à Sahibly, dans le département de Toulepleu. Selon les informations reçues, cette nuit-là, aux environs de 21h, G. Amos, cinglé dans un complet treillis de la police nationale, et son acolyte, en tenue militaire, prennent leur quartier à Blédy-Djéya, un village situé dans la commune de Bloléquin, sur l'axe Toulepleu.

Ces ‘’frères d’arme’’ se rendent sous les bâches installées à la place publique qui abrite les funérailles d'un ressortissant de ce village, trop tôt disparu. En ces lieux où ils viennent témoigner leur compassion à la famille éplorée, G. Amos et son acolyte sont installés sous l'une des bâches réservées aux amis et connaissances du défunt. Pour les populations de Blédy-Djéya, la sécurisation des obsèques d'un des leurs est ainsi garantie, quand on sait qu'à ces occasions, il y a souvent des indélicats qui commettent des méfaits. Pour ces populations attristées, la présence, cette nuit-là, de ces braves agents des forces de l'ordre est effectivement à leur avantage. Ne sachant pas que ces quidams sont loin, très loin de la qualité professionnelle dont ils se prévalent.

Ainsi, l'attention du chef du village est attirée par la présence de ces éléments des forces de défense et sécurité. Pour lui, toute autorité qui entre dans son village de façon diurne ou nocturne, pour une quelconque opération ou autre, doit d'abord lui rendre les civilités et le tenir informer de sa présence. Tel n’a pas été le cas, cette nuit du lundi 14 juin 2021. Trouvant cette attitude un peu suspecte, le chef du village, accompagné de deux de ses notables, approche ces éléments en treillis pour en savoir davantage.

Soudain, celui en tenue militaire, ayant flairé un danger, prend la poudre d'escampette et disparaît dans les méandres du village de Blédy-Djéya, au grand étonnement des populations venues à la veillée funèbre. Quant à G. Amos le faux policier, la chance n'était pas de son côté. Le chef du village, aidé par ses administrés, a pu mettre le grappin sur lui. Ce dernier a été aussitôt conduit au commissariat de police de Blolequin. Déferré quelques jours après, devant le substitut résident du procureur près la section de tribunal de Guiglo, G. Amos, le faux policier, répondra des chefs d'accusation de voies de faits et port illégal de treillis à l'audience, du mardi 22 juin 2021.


Chancelle GOUDALET (Correspondant régional)