Abidjan

Lutte contre le racket : Deux policiers et le chauffeur de taxi racketté arrêtés, tout sur cette affaire

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lutte-contre-le-racket-deux-policiers-et-le-chauffeur-de-taxi-rackette-arretes-tout-sur-cette-affaire Les deux policiers racketteurs ont été jugés
Faits divers

Deux policiers pris en flagrant délit de racket sur un chauffeur de taxi ont été déférés, le lundi 28 mars 2022, devant le Parquet du Commissaire du Gouvernement, pour être jugés.

Dans le cadre de la lutte contre le racket, deux policiers, à savoir le Sergent T.Y. et son collègue C.O. ont été déférés, le lundi 28 mars 2022, devant le Parquet du Commissaire du Gouvernement, Ange Kessi Kouamé. Ces deux policiers ont été pris en flagrant délit de racket, le mercredi 2 mars 2022.

La scène s’est déroulée sous les yeux du commandant de l’unité anti racket

En effet, selon une source proche du Tribunal Militaire d’Abidjan, la scène s’est produite, à Abobo Macaci, sous les yeux du Commissaire Lucas, commandant de l’Unité de Lutte contre le racket (ULCR). Le taximan qui n’avait pas de patente a remis la somme de 2000 francs cfa à l’un des deux policiers.

Témoin oculaire des faits, le commandant de l’unité anti racket a immédiatement mis le sergent T.Y et son collègue C.O aux arrêts, avant de les conduire à leur base et confisquer les pièces du taxi.

« Le policier lui a fait savoir que s’il ne remet pas les 2.000 francs, son véhicule sera mis en fourrière »

Par la suite, le Commissaire Lucas a avisé le Commissaire du Gouvernement, Ange Kessi, qui lui a ordonné d’arrêter également le chauffeur de taxi, pour corruption active. « En effet, le chauffeur de taxi n’avait pas de patente. Le policier lui a fait savoir que s’il ne remet pas les 2.000 francs, son véhicule sera mis en fourrière », fait savoir le Tribunal Militaire d’Abidjan.

Selon le commandant de l’unité de lutte contre le racket qui a rendu compte au au Contre-Amiral Ange Kessi, « le chauffeur de taxi a déclaré que c’est son patron, le propriétaire du taxi, qui lui a recommandé de remettre les 2.000 francs au policier ».

Les deux policiers ont été jugés pour racket. « Nous demandons aux Ivoiriens, témoins de ces faits, de nous les signaler. La lutte contre le racket et la corruption, c’est l’affaire de tous », indique le Tribunal Militaire d’Abidjan qui rappelle par la même occasion à « tous les usagers qu’un bon citoyen qui est propriétaire d’un véhicule doit être en règle vis-à-vis des pièces exigées pour sa mise en circulation ».

Le Contre-Amiral Ange Kessi très engagé dans la lutte contre le racket

Faut-il le souligner, le Commissaire du Gouvernement, Ange Kessi Kouamé, a fait de la lutte contre le racket son cheval de bataille. Outre ses descentes régulières sur le terrain, il a adopté la stratégie du camouflage, en sautant à bord d’un véhicule massa, comme un passager ordinaire, pour traquer certains agents passés maitres dans l’art du racket sur certains tronçons du pays.

La mise aux arrêts des deux policiers et du taximan doit désormais servir de leçon aux racketteurs et aux rackettés.

 

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