Côte d'Ivoire

Affaire ‘’un directeur d’école tabassé à Tiébissou’’ : Les agresseurs mis aux arrêts, les écoles restent fermées dans la commune

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affaire-un-directeur-d-ecole-tabasse-a-tiebissou-les-agresseurs-mis-aux-arrets-les-ecoles-restent-fermees-dans-la-commune L'élève agresseur et ses 4 camardes ont été arrêtés par la gendarmerie de Tiébissou (Ph d'illustration)
Faits divers

A la suite de l’agression du directeur de l’Epp Tiébissou Baoulekro 3, Jean Claude Kpokpa, sur le terrain de sport de son établissement, l’élève agresseur et 4 de ses camarades ont été arrêtés, le mardi 29 mars 2022, par la gendarmerie. Mais jusqu’à présent, les écoles de la commune restent fermées conformément aux décisions issues de l’assemblée générale extraordinaire organisée, le même mardi par le MIDD.

La gendarmerie de Tiebissou a arrêté, le mardi 29 mars 2022, les agresseurs du directeur de l’Epp Tiébissou Baoulekro 3, Jean Claude Kpokpa, au lendemain de son agression, sur le terrain de sport de son établissement. Selon nos sources, il était question, qu’on défère l’élève agresseur et ses 4 camarades arrêtés dans le cadre de cette affaire.

Contacté dans la matinée de ce mercredi 30 mars 2022, le secrétaire général du Mouvement des instituteurs pour la défense de leurs droits (MIDD) de Tiébissou, Jean Paul Essis, a confirmé l’information. « Jusqu’à présent, ils sont encore à la brigade. Il y a deux élèves parmi eux. Le reste, ce sont des jeunes déscolarisés. Il y a des maçons parmi eux. Ce matin, je viens de sortir de la maison, je n’ai pas encore fait un tour là-bas. Mais depuis hier, ils y étaient », a-t-il confié.

Un arrête de travail de 48 heures observé dans la commune de Tiébissou

Jean Paul Essis a appris à Linfodrome qu’à la suite de l’agression de Jean Claude Kpokpa, le MIDD a convoqué, le mardi 29 mars 2022, une assemblée générale, pour décider d’un arrêt de travail de 48 heures. « Nous avons décidé d’un arrêt de travail de 48 heures afin d’exprimer notre mécontentement et poursuivre en justice les agresseurs », a-t-il souligné.

Et ce n’est pas tout. « Nous avons demandé à la préfecture de sensibiliser chaque chef du village afin qu’ils puissent parler à leurs populations sur les différents cas d’incivisme qui se passent au niveau des fonctionnaires du département. Ce sont ces mesures que nous avons arrêtées », a-t-il précisé.

« Si l’autorité administrative ne prend pas en compte nos soucis… »

A l’entendre, l’arrêt de travail concerne, pour l’instant, les écoles de la commune de Tiébissou. « Pour donner la chance aux négociations, nous avons circonscrit l’arrêt de travail de 48 heures au niveau de la commune. Les autres écoles ne sont pas concernées. Si l’autorité administrative ne prend pas en compte nos soucis, nous allons essayer d’étendre le mouvement aux autres écoles », a averti Jean Paul Essis.

En principe, si tout se passe comme souhaité, les enseignants reprendront le chemin de l’école, dès jeudi 31 mars 2022. Nous avons décidé de reprendre les cours demain (Jeudi 31 mars 2022 : ndlr) à 7h30 », a-t-il ajouté.

La victime encore sous le choc

Quant au directeur de l’Epp Tiébissou Baoulekro 3, Jean Claude Kpokpa, il se dit encore sous le choc. « C’est un choc moral que nous avons subi. Nous sommes en train de le digérer. Je suis sous traitement. Je suis à la maison chez moi, avec mes collègues, qui sont venus me soutenir », nous a-t-il confié.

Selon nos sources, les enseignants avaient été reçus, le mardi 29 mars 2022, à la préfecture, en compagnie du commandant de brigade, l’inspecteur et le chef du village de Tiébissou Baoulekro, Nanan Bony Aimé. Il était question de poursuivre les agresseurs en justice. Nous y reviendrons.

 

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