Côte d'Ivoire

Drame à Kobouo : Un opérateur économique abattu à son domicile, son chauffeur cité comme le commanditaire

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drame-a-kobouo-un-operateur-economique-abattu-a-son-domicile-son-chauffeur-cite-comme-le-commanditaire L'opérateur économique Moussa Traoré a été abattu à son domicile à Kobouo (Ph d'illustration)
Faits divers

L’opérateur économique Moussa Traoré, acheteur de produits, a été abattu tôt le mardi 31 mai 2022, à son domicile à Kobouo alors qu’il avait effectué, la veille, un retrait avec son chauffeur dans une banque à Gagnoa.

Le village de Kobouo, situé à 32 kilomètres de Gagnoa, dans le canton Paccolo, est encore sous le choc de la tragique disparition de Moussa Traoré, un acheteur de produits agricoles, exerçant dans la filière café cacao. Cet opérateur économique a été froidement abattu, le mardi 31 mai 2022, à 6h, à son domicile. Un crime crapuleux dans lequel son chauffeur est gravement mis en cause.

Après l’opération bancaire, Moussa Traoré et son chauffeur retournent à Kobouo

Selon nos sources sur place à Kobouo, Moussa Traoré s’était rendu, la veille lundi 30 mai 2022, avec son chauffeur à Gagnoa, à bord d’un véhicule Kia pour y effectuer un retrait à la banque. Aux environs de 16 heures, ils retournent à Kobouo où tous deux résident.

Nos sources nous informent que le même jour, le chauffeur a alerté deux complices qui sont arrivés à Kobouo à bord d’un véhicule de transport en commun. Ils ont passé la nuit certainement…chez le chauffeur. On le verra plus loin.

Mais le mardi 31 mai 2022, des hommes armés débarquent chez Moussa Traoré et l’abattent froidement. Leur forfait accompli, les bandits s’emparent d’un sachet contenant une forte somme d’argent et enfourchent la moto de leur victime pour quitter dare-dare Kobouo en tirant en l’air, avant d’abandonner l’engin à 1,5 kilomètres dudit village pour s’évanouir dans la brousse. Parce qu’après le crime, l’alerte a été donnée à tous les dozos de la localité.

On en est là quand l’un des présumés auteurs du braquage apparait à Niarihio, un village voisin situé à 4 kilomètres de Kobouo. Complètement égaré, il prend des renseignements par ci par là et son attitude parait suspecte aux yeux des villageois. Alertés, les dozos de Kobouo y débarquent et l’interpellent. Interrogé, l’individu passe aux aveux.

Le chauffeur verse des larmes de crocodile au domicile de son patron tué

Mieux, il cite le chauffeur de Moussa Traoré comme le commanditaire et apprend aux chasseurs traditionnels qu’il a ses contacts dans son répertoire téléphonique. Les dozos lui arrachent l’appareil et le conduisent à Kobouo où ils le mettent dans un lieu sûr, avant de se diriger sur le lieu du crime. Sur place, ils trouvent un monde fou venu pleurer l’opérateur économique.

Ils composent alors le numéro de téléphone du chauffeur incriminé à partir du téléphone arraché au suspect. Bingo ! Ils voient un homme en pleurs se retirer de la foule pour décrocher un appel.

Les dozos bondissent sur lui et l’interpellent. Etonnés, les gens venus pleurer Moussa Traoré leur posent cette question. « Le chauffeur a fait quoi ? ». Et les chasseurs traditionnels de répliquer : « Ah, c’est donc lui le fameux chauffeur ? ». Après vérification de l’appel, ils se rendent compte que c’est bien le chauffeur qu’ils ont appelé.

Dès lors, il ne pouvait plus nier les faits. Le troisième larron court toujours. Mais pour combien de temps ?

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