Côte d'Ivoire

Adduction en eau potable : une mutuelle d’un village se fait arnaquer par un ‘’brouteur’’ à hauteur de 605 000 FCFA

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adduction-en-eau-potable-une-mutuelle-d-un-village-se-fait-arnaquer-par-un-brouteur-a-hauteur-de-605-000-fcfa Le cyber-escroc dans les filets de la PLCC
Faits divers

Se faisant passer pour le Directeur de la Société de Distribution d’Eau en Côte d’Ivoire (SODECI) du grand Nord de la Côte d’Ivoire, N.K.A., un ‘’brouteur’’, a arnaqué la mutuelle d’un village à hauteur de 605 000 F.

La Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) vient de mettre le grappin sur cyber-escroc ayant arnaqué la mutuelle d’un village du nord de la Côte d’Ivoire. Il s’agit de N.K.A., se disant sérigraphe, qui a arnaqué ladite mutuelle à hauteur de 605 000 francs cfa.

Le vice-président de la mutuelle se trompe en enregistrant le numéro du Directeur de la SODECI du grand Nord

Il nous revient qu’en voulant réparer les pompes hydrauliques villageoises installées dans ledit village, le vice-président de la mutuelle, D.A., mandaté pour effectuer les démarches, a été joint par sa sœur qui lui a remis le contact de M.O., Directeur de la Société de Distribution d’Eau en Côte d’Ivoire (SODECI) du grand Nord de la Côte d’Ivoire.

Involontairement, D.A. enregistre un numéro autre que celui de M.O. Croyant avoir affaire à la personne ressource, il contacte, quelques jours après, le mauvais numéro pour lui faire part du problème d’eau potable que rencontre son village. Après hésitation, N.K.A, le vrai-faux M.O., propose la construction d’un Château d’eau en lieu et place de l’achat ou réparation des pompes hydrauliques villageoises.

Pour la conduite du projet, il demande à D.A. de lui verser une caution de 605.000 franc CFA via mobile money, avant l’intervention de son équipe. D.A. s’exécute en envoyant le montant demandé. Une fois le transfert effectué, D.A. veut s’assurer de son aboutissement. Il tente alors de joindre M. O. En vain. Il appelle alors sa sœur et lui explique la situation.

C’est alors qu’il se rend compte s’être trompé de numéro depuis l’enregistrement du contact jusqu’à la réalisation de la transaction. D.A. venait de se faire escroquer. Il décide de se rendre à la Plate-forme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) pour porter une plainte.

Conduit dans les locaux de la PLCC, le cyber-escroc a reconnu lors de son audition avoir usurpé l’identité de M.O.

Les investigations menées par la PLCC soutenue par le Laboratoire de Criminalistique Numérique (LCN) ont permis d’interpeller le cyber-escroc. Il s’agit de NKA, se disant sérigraphe. Conduit dans les locaux de la PLCC, il a reconnu lors de son audition avoir usurpé l’identité de M.O. Il explique qu’il a été joint au téléphone par D.A., qui souhaitait l’installation de pompes hydrauliques dans son village. Il lui a donc demandé de lui verser la somme de 605.000 francs CFA.

Il déclare ne pas savoir les raisons qui l’ont poussé à agir ainsi et ne pas avoir mesuré la gravité de son acte qu’il a d’ailleurs regretté. Mais le mal est déjà fait et il doit assumer les conséquences de son acte.

C’est pourquoi il a été conduit au parquet pour utilisation frauduleuse d’éléments d’identification de personne physique et escroquerie portant sur la somme de 605.000 FCFA.

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