Trafic de drogue : Un haut gradé de la gendarmerie nationale arrêté puis déféré  à la MACA

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trafic-de-drogue-un-haut-grade-de-la-gendarmerie-nationale-arrete-puis-defere-a-la-maca Un officier de la gendarmerie soupçonné de trafic de drogue écroué à la Maca
Faits divers

Un haut gradé de la gendarmerie nationale soupçonné de trafic et de drogue et ses complices ont été arrêtés puis déférés dans le cadre des enquêtes relatives à l’importante cargaison de cocaïne saisie à Abidjan l’an dernier.

 Selon plusieurs sources, notamment Jeune Afrique, qui livre l’information, l’affaire remonte à la nuit du 24 au 24 février 2021 où une importante cargaison de cocaïne,  évaluée à plus de 25 milliards F.CFA,  a été saisie à Angré, un quartier huppé d’Abidjan, la capitale économique ivoirienne. 

Plusieurs gendarmes impliqués


Nos sources révèlent que  plusieurs officiers et gendarmes, seraient impliqués dans la soustraction et la dissimulation de blocs importants de cocaïne qu’ils redistribuaient par la suite dans le réseau du trafic de drogue.   Le lundi 14 novembre 2022, ces suspects en détention à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan ont été présentés au juge d’instruction en charge du dossier.

Parmi eux, deux officiers responsables des cellules Anti-Drogue du Port d’Abidjan et de la Zone du quartier des Affaires au Plateau

Parmi eux, deux officiers responsables des cellules Anti-Drogue du Port d’Abidjan et de la Zone du quartier des Affaires au Plateau. Ils sont présumés d’être les principaux auteurs du vol d’une quantité importante de cocaïne qu’ils étaient censés sécuriser.   La quantité de la cocaïne dissimulée, révèle Financial Afrik,  est estimée à  1,5 tonne  et d’une valeur de 8 milliards de F CFA.

L’enquête a abouti au démantèlement d’une partie des membres du cartel de la Lagune qui était en fait des éléments de la gendarmerie en charge de la lutte contre la drogue.  L’un des officiers, arrêtés, est présenté comme étant le patron de la Cellule antidrogue de la gendarmerie du port autonome d’Abidjan.  

 La justice ivoirienne tente de faire la lumière sur cette affaire ébruitée depuis les mois d’aout et septembre dernier.  Les concernés risquent jusqu’à 20 ans d’emprisonnement ferme s’ils sont reconnus coupables des faits qui leur sont reprochés.