Kouibly : Le neveu décapite son oncle et blesse grièvement leur invité


01/11/2017
Kouibly : Le neveu décapite son oncle et blesse grièvement leur invité

Le Latin ne croyait pas si bien dire, en indiquant « Homo homini lupus », pour signifier en français que  « l'homme est un loup pour l'homme ». Eh bien, l'odieux crime commis à Totodrou, localité du département de Kouibly, s'adapte parfaitement à cela. Et le « loup », ici, répond au prénom de Alassane, un ressortissant burkinabé.

Sur cette bien triste affaire, des sources sur place expliquent que le jeune Alassane vivait dans le village de « Tacourably » . C'est également dans le département de Kouibly. Mais dans cette bourgade, le jeune homme n'est vraiment pas un bon exemple. Paresseux, il est plutôt porté sur l'alcool. Notamment, le mauvais alcool acquis à prix dérisoire. De toutes les façons, le prix est à la dimension de la piètre qualité de son tord-boyaux adoré. Et comme il fallait s'y attendre, la cohabitation de son corps d'avec le pinard, et autres « eau de feu », est nocive pour lui. Voilà donc Alassane malade. Sans le sou, il ne peut se soumettre à des soins efficaces.

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Alors, son oncle, connu sous le sobriquet de IB, qui réside pour sa part à Totodrou, le fait venir auprès de lui. L'homme qui prend pitié pour son neveu, ne peut rester là, à regarder ce dernier souffrir et mourir. Et depuis donc, le jeune homme vit sous le toit de son oncle. Un homme qui paie ses soins de sa propre poche, et qui l'aide à s'intégrer à son nouvel environnement. Et mieux, Alassane décroche par-ci par-là, des boulots de manœuvre contractuel, dans différentes plantations appartenant à des autochtones. Ces derniers lui payent les fruits de ses efforts par du pognon et souvent, par des dons en nature.

Cela fait maintenant quatre mois que le jeune homme vit à Totodrou. Et c'est au bouclage de ce quatrième mois, soit en ce mois d'octobre, que les choses se gâtent malheureusement. Notamment, entre lui et son oncle de tuteur.

En fait, Alassane retombe dans ses travers. Le petit fric qu'il gagne, il le dépense à picoler. En dépit de tous les rappels à l'ordre de son oncle, il poursuit dans l'irrévérence, la bêtise, et surtout... dans l'alcool. Pour lui, seul l'alcool semble tout régir. Il n'y a que la gnôle en quoi, il peut croire. Le slogan de vie du jeune égaré, il l'emprunte encore au latin qui dit : « In vino veritas ». Ce qui signifie en français, « la vérité est dans le vin ».

A force de se saouler, une fois de plus, le voici malade. Cette fois, son oncle IB n'en a cure. Alassane peut souffrir comme il veut, son oncle s'en fiche éperdument. Il n'admet pas que ses conseils n'ont servi à rien. Il n'admet pas s'être échiné à remettre un « soldat perdu » sur la droite ligne, et que ce dernier persiste à emprunter le mauvais chemin.

On en est là, à cette ambiance dégradée entre l'oncle et le neveu, quand arrive la nuit du samedi 28 octobre 2017. Une nuit, on le verra, tragique. Poursuivant donc, nos sources rapportent qu'aux alentours de 20h, la femme de IB apporte son repas à Alassane. Mais soudainement, ce dernier balance le repas hors de sa vue. Comme s'il s'agissait d'un tas de merde. Puis, dans des propos dénués de tout respect, il lance à la bonne dame : « J'en ai rien à cirer de ton repas ! Parce que je suis malade, et que ton mauvais de mari refuse de s'occuper de moi ! ».

Ces propos, débités à haute voix, parviennent à IB qui sort de sa chambre et rejoint son neveu à la terrasse de sa piaule. Ulcéré, il traite son neveu d'ingrat, de véreux et d'ivrogne, qu'il regrette aujourd'hui, d'avoir recueilli. Ce discours, l'infortuné IB n'aurait pas dû le tenir. Il n'aurait jamais dû le tenir. Parce que hélas, son sort, à l'instant-là, vient d'être décidé. Comme le dit encore le latin : « Ite, missa est ». Ce qui voudrait dire en français : « Allez, la messe est dite ». La messe est donc dite pour IB. C'est que Alassane s'enfonce dans sa chambre, et en ressort immédiatement, avec une machette au tranchant luisant. Et alors que son oncle a le dos tourné, Alassane, lâchement, use de sa machette et le frappe violemment ; le décapitant.

Un autre homme, répondant lui aussi au prénom d'Alassane, leur invité, venu comme d'habitude partager le dîner avec eux, croit bien faire d'intervenir. Le forcené lui administre à lui aussi, un coup tout aussi violent, dans l'abdomen. Lorsque le malheureux s'écroule, le criminel se sert cette fois d'un gourdin, pour lui briser littéralement les côtes.

Là, la femme de IB se dit qu'elle pourrait être la prochaine cible. Par instinct de conservation de vie, elle joue son va-tout, en se jetant sur le tueur qui vient de la rendre veuve. Fortement agrippée à ce dernier, elle hurle de toutes ses forces ; appelant à l'aide.

Des villageois accourent et maîtrisent enfin, le meurtrier. Puis, ils le ligotent, avant de faire appel aux gendarmes. Ceux-ci débarquent sur place et, après le constat d'usage, ils emmènent avec eux, l'auteur du crime. Le corps sans vie de IB est enlevé, après avoir évacué Alassane, grièvement blessé, à l'hôpital. Les populations de Totodrou, pour leur part, restent encore choquées par ce crime.

 

KIKIE Ahou Nazaire  

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Kikié Nazaire

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  • SOURCE: Soir info

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