Coronavirus/Oumé : De jeunes villageois se déguisent en Fds et frappent leurs parents à l'heure du couvre-feu


28/04/2020
Coronavirus/Oumé : De jeunes villageois se déguisent en Fds et frappent leurs parents à l'heure du couvre-feu
Des jeunes villageois ont fait parler la poudre à leurs géniteurs qu'ils ont molestés copieusement.

Est ce  une manière d'humilier leurs géniteurs ou alors une interpellation au respect du couvre-feu, même dans les contrées les plus reculées du pays ? En tout cas, dans le département d'Oumé, plus précisément dans les bourgades de Yébouébo et Kocoumboyaokro, dans la sous préfecture de Guépahouo (40 km d'Oumé), des jeunes villageois ont  fait parler la poudre à leurs géniteurs qu'ils ont molestés copieusement.

Il nous revient, selon des sources bien recoupées, que les habitants de ces contrées font régulièrement la sourde oreille aux mesures barrières et surtout au couvre-feu (21 h à 5 h) décrété sur l'ensemble du territoire national du fait de la pandémie du coronavirus.  D'ailleurs en raison de leur enclavement, ils sont convaincus qu'aucun agent des forces de l'ordre  ne viendrait troubler leur quiétude. Et chaque nuit, leurs parents se retrouvent autour de leur pot de bangui (vin de palme) pour faire bombance. Cette façon de violer le couvre feu irrite un groupe de jeunes villageois.

Ils décident alors de faire payer cette indiscipline à leurs parents. Ainsi au début du mois en cours, ces jeunes réunissent des vieux habits assez sombres qu'ils enfilent. Munis de chicotes et bénéficiant de l'obscurité, ils organisent l'assaut punitif. Coups de fouets, coups de bottes dans les fesses, tout y passe. C'est la débandade générale pour les couche tard. Même les femmes ne sont pas épargnées. Après Yobouébo, ces jeunes mettent le cap sur le village voisin, Kocumboyaokro situé à  seulement 2 km de là. Le spectacle est identique, où les cris de détresse et les vols planés se confondent. 

Mais un peu plus tard, le pot aux roses est découvert, vu que ces "forces de l'ordre" n’ont pas d'armes à feu, encore moins ne sont véhiculées. Comment ont-elles pu alors accéder à leur zone imprenable? En recoupant toutes ces observations, les parents se rendent compte que ce sont leurs propres enfants qui leur ont  fait subir nuitamment toutes ces humiliations. Les chefs des deux villages, qui digèrent mal cette forfaiture de leurs propres "pontes", veulent le faire payer chèrement aux indélicats gamins. Aussi entendent-ils saisir la brigade de gendarmerie d'Oumé. Mais des villageois conseillent aux chefs d'opter plutôt pour un  règlement à l'amiable.

 

Norbert  Nkaka (A Dabou)

Norbert N'Kaka

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  • SOURCE: Soir info

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