Abidjan

Crime passionnel à Abobo : Il tue l’institutrice qui a décidé de le quitter avant son rappel


10/09/2020
Crime passionnel à Abobo : Il tue l’institutrice qui a décidé de le quitter avant son rappel
O.G.S. (à gauche) a tué Koffi Ahou Marie Pascale parce qu'elle a décidé de le quitter pour un autre homme

Un jeune de 29 ans répondant aux initiales de O.G.S. a tué, le dimanche 30 août 2020, sa copine Koffi Ahou Marie Pascale, une institutrice de 26 ans qui avait pris la décision de rompre avec lui.

Koffi Ahou Marie Pascale, institutrice à l’Epp Guitrozo 5, dans le département de Duekoué, ne retournera plus à son poste, à la prochaine rentrée scolaire. Elle ne touchera pas non plus son rappel. Venue en vacances pour mettre de l’ordre dans sa vie sentimentale, elle a été tuée, le dimanche 30 août 2020, par O.G.S., son copain qu’elle avait décidé de quitter, après avoir eu un fils âgé aujourd’hui d’un an trois mois. Son corps a été rangé dans un sac et mis dans une barrique, avant d’être jeté, le lendemain lundi 31 août 2020, dans un dépotoir de Plaque 2 (Abobo), un ravin d’environ 25 mètres de profondeur.

Selon le confrère Allo Police qui rapporte les faits, l’histoire entre O.G.S. et Marie Pascale remonte à quelques années, au moment où ils étaient tous deux étudiants dans une grande école de la place. Depuis son échec au Brevet de technicien supérieur (BTS), O.G.S. se cherche encore un boulot, contrairement à sa chérie qui a passé avec brio cet examen, avant de réussir également au concours du Cafop.

Frustré par son statut de chômeur, qui risque de perdre sa chérie désormais institutrice, O.G.S devient un autre homme. Violent, il a plusieurs fois battu Marie Pascale au point que les parents de cette dernière s’opposent à leur relation. Si le père lui interdit carrément de mettre les pieds chez lui, la mère qui réside à Bouaké, a même effectué le déplacement à Abidjan pour demander aux deux tourtereaux de mettre un terme à cette idylle de laquelle est né un enfant.

Depuis son poste, Marie Pascale fait la connaissance d’un enseignant du second degré en fonction à Duekoué. Elle décide donc de se séparer de son violent copain O.G.S. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle quitte, ce dimanche 30 août le domicile familial avec son fils pour le rejoindre afin de lui annoncer sa décision de refaire sa vie avec son nouvel amant.

Une fois chez O.G.S. qui vit avec sa mère, Marie Pascale aborde le sujet relatif à leur séparation et à la garde de leur fils. Les esprits s’échauffent et en raison du comportement violent de son copain, l’institutrice se saisit de deux couteaux pour tenter de l’intimider. C’était l’erreur qu’elle ne devait pas commettre. O.G.S. s’empare d’une grosse pierre pour assommer la mère de son fils à la nuque, à deux reprises. La pauvre qui se vide de son sang, rend l’âme, devant son fils en pleurs. Avant le retour de la mère de O.G.S. du culte, le copain met le corps de la malheureuse dans un sac et le range dans une barrique dans un coin de la maison. Le lendemain lundi 31 août 2020, dans la matinée, il loue les services d’un charretier qu’il accompagne d’ailleurs jusqu’au dépotoir où le corps a été jeté dans le ravin.

Le lendemain mardi 1er septembre 2020, un jeune Nigérien à la recherche de débris de fer découvre l’horreur et alerte les riverains qui portent l’affaire à la connaissance du commissaire Lorougnon du 15ème arrondissement de police.

Entre temps, le père de Marie Pascale qui n’a toujours pas de ses nouvelles depuis son départ de la maison, le dimanche, se rend, le mercredi 2 septembre, au domicile de O.G.S. Selon ce dernier, sa copine lui aurait remis l’enfant, avant de repartir. Qu’à cela ne tienne, le père lui demande de l’accompagner au commissariat pour faire la déclaration. Ayant été la dernière personne à avoir vu Marie Pascale, O.G.S. a été gardé en vue. La suite est connue. Il est passé aux aveux.

 

Adolphe Angoua

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de linfodrome.com, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites.

Adolphe ANGOUA

|

  • SOURCE: Linfodrome

1 | 2