Après sa nomination au Burida, Tiburce Koffi confie : « Je demande aux artistes de me faire confiance »

« Nous allons mettre en place une politique de redressement du Burida »
« Je dis merci au président de la République, Alassane Ouattara de m’avoir offert cette opportunité »
04/02/2020
Après sa nomination au Burida, Tiburce Koffi confie : « Je demande aux artistes de me faire confiance »
Ph P.K

Après sa nomination au poste de président du Conseil de gestion du Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida), Tiburce Koffi s’est confié à Linfodrome. L’ex-directeur général de l’Insaac dévoile dans cet entretien ses priorités pour la restructuration du Burida.

Vous venez d’être nommé président du Conseil d’administration du Burida, comment accueillez-vous votre nouveau poste ?

Le Burida est ma maison et je pense bien la connaître. J’ai eu à diriger beaucoup de structures au ministère de la Culture et de la Francophonie, à la Direction régionale de la Culture, à la Bibliothèque nationale, à l’Insaac…. Je dis merci au président de la République, Alassane Ouattara de m’avoir offert cette opportunité. Merci également au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly et au ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandaman. Je présume que mon ministre de tutelle a dû négocier beaucoup pour moi rien que par amitié et au-delà des compétences. J’étais en Caroline aux Etats-Unis et il m’a appelé pour me dire que je suis membre du Conseil de gestion et de restructuration du Burida. Je suis arrivé et j’apprends dans la salle que je suis président dudit Conseil. Ce n’est pas un malheur.

 

Comment comptez-vous mettre vos compétences au service du Burida et quelles seront vos priorités ?

Pour le moment, je viens d’être nommé donc très ému. Permettez-moi donc que j’aille digérer d’abord cette nomination et après je vais penser. Sinon, j’ai des idées à propos de la gestion du Burida. La politique du Burida est dirigée par le directeur général. Mais le directeur général étant un financier, je pense que de concert avec lui, nous allons mettre en place une politique de redressement du Burida.

 

Concrètement, quel sera apport dans la politique de restructuration du Burida ?

Je vais magnifier l’art ici. Je vais faire en sorte que la musique, le théâtre, le cinéma…respirent dans cette maison. Il faut reconcevoir le Burida. Quand je regarde la salle de conférence de l’institution par exemple, je suis écoeuré. D’ici à un mois, vous y verrez des tableaux de Jimmy Hyacinthe, Ernesto Djédjé, Amédée Pierre, Perpétue Kassy, la prempière femme ivoirienne à siéger au sein du Conseil d’administration. L’espace est trop petit pour une maison des artistes. On va chercher à changer d’espace pour un autre plus grand. Je demande aux artistes de me faire confiance. Je suis un des leurs et je vis la même passion qu’eux. Nous souffrons tous des mêmes maux et des mêmes maladies. Ensemble donc, nous allons relever cette maison.

 

 

Philip KLA

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Philip Kla

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  • SOURCE: Linfodrome

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