Appel à Candidature à la DG de la RTI

le ministère de la Communication s'explique

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Publié le Source : L'inter
le-ministere-de-la-communication-sexplique le ministre de la Communication et ses services estiment qu'il n'y a pas le feu, s'agissant de l'appel à candidature de la RTI

Abdoulaye Sangaré, conseiller spécial du ministre de la Communication, a échangé hier lundi 5 mars au cabinet dudit ministère avec la presse sur la longue attente relative à la proclamation des résultats de l'appel à candidature pour le poste de directeur général de la Radio Télévision Ivoirienne (RTI)

L'intervention de M. Sangaré fait suite à la polémique liée à la longue attente des résultats du cabinet Deloitte, chargé d'étudier les dossiers des différents candidats. En effet, selon des sources concordantes, ledit cabinet aurait fini son travail et donné les résultats aux responsables du ministère de la Communication.

Qu'est-ce qui explique alors le mutisme de la tutelle ? «La procédure suit son cours. Le cabinet Deloitte a rendu ses conclusions au président du conseil d'administration de la Radio Télévision Ivoirienne (RTI). Parce que l'initiative de l'appel à candidature est le fait du conseil d'administration de la RTI. Seul le conseil d'administration de la RTI est habilité à parler de l'appel à candidature...», ont-elles souligné, avant de préciser: «Pour l'instant, le ministère de la Communication n'a pris aucune décision sur la question de l'appel à candidature. Seul le président du conseil d'administration a pouvoir de décision...». Pour M. Sangaré, ''la question de l'appel à candidature de la RTI n'est qu'une banale affaire de procédure qui suit son cours''.

«Nous sommes dans le timing...», a-t-il ajouté tout sourire. Mieux, il demeure optimiste quant à la libéralisation de l'espace audiovisuel qui arrive à grand pas. «A notre arrivée, la RTI était délabrée. Nous venons d'ouvrir l'antenne de la RTI de Bouaké fermée depuis 10 ans. Nous avons tout relooké. Le taux de couverture du territoire national de la RTI est aujourd'hui de 70% ; nous nous engageons à couvrir 100% du territoire national. La RTI est aujourd'hui une entreprise viable. Il y a un effort qui est fait pour renflouer les caisses de l'institution. Allez-y voir les comptes de la RTI, ils ne sont plus au rouge...», a-t-il noté avec satisfecit. Comme quoi, la RTI est prête à faire face à la concurrence. S'agissant de la succession d'Aka Sayé Lazare, l'actuel directeur général de la RTI, tous les regards sont donc tournés vers le conseil d'administration de la RTI.

Thibault R. GBEI