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Sortie d'album : Tiken Jah dénonce le rattrapage ethnique

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sortie-d-album-tiken-jah-denonce-le-rattrapage-ethnique Tiken Jah : « Le rattrape n'est pas bon pour la santé de la réconciliation » (Ph. DR)
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C'est le 2 juin 2014 que sera disponible dans les bacs le dernier album de Tiken Jah Fakoly.

En attendant, cette signature sonore intitulée ''Dernier appel'' qui comporte 16 titres, a été présentée hier, vendredi 30 mai 2014, à Treichville, à la presse par le manager-Afrique de l'artiste, Diaby Moustapha. Bien qu'absent du pays, Tiken Jah, via un échange téléphonique, a répondu aux préoccupations des journalistes relativement à cette œuvre.

Hormis le caractère éclectique de cet opus à la coloration beaucoup plus africaine avec l'apport d'une dizaine d'instruments traditionnels, le descendant de Fakoly n'a pas transigé avec son franc-parler en dénonçant sa chanson intitulée ''On a dénoncé'', certaines pratiques dont ''le rattrapage ethnique'', sous l'actuel régime. « Nous avons critiqué l'ivoirité, le sefonisme sous les précédents régimes dont celui de Laurent Gbagbo. Nous continuons de jouer notre rôle d'éveilleur de conscience en dénonçant ce qui n'est pas bon tel que le rattrapage », a-t-il laissé entendre.

Ensuite, il a rappelé avoir pris un engagement avec son peuple. Celui de critiquer ce qui ne va pas et de saluer les performances. « Le rattrape n'est pas bon pour la santé de la réconciliation », a-t-il prévenu, avant de préciser : « cette chanson ne signifie pas que je suis déçu du régime en place. Je suis de ceux qui sont convaincus par ce régime et qui ont confiance au président Alassane Ouattara. Et je ne pense pas qu'il y ait des gens capables de faire mieux que lui ». Pour revenir à l'album ''Dernier appel'', c'est une œuvre discographique beaucoup plus panafricaine qui traduit d'abord une urgence. Un message auquel l'artiste tient tant à faire passer afin que les Etats africains sortent des voies asphaltées de coups d'états, de conflits sans précédents et autres convulsions ignominieuses. Le cas du Mali, du Sud Soudan, de la Centrafrique en est l'illustration parfaite. « Pour lui, il n'y a plus de temps à perdre. C'est maintenant ou jamais pour ce continent qui a toutes les cartes en main pour réussir», a confié Diaby Moustapha.

Les mélomanes pourront découvrir d'autres pépites sur cet album. En l'occurrence les titres ''Diaspora'' avec en featuring Alpha Blondy, ''l'Afrique'', ''le prix du paradis'', ''Too much confusion'' et la somptueuse reprise de ''Tata'' en acoustique et celle de ''War ina Babylon'', un classique du jamaïcain Max Romeo. Rappelons que ''Dernier appel'' a été réalisé entre Paris-Bamako et Londres, produit et arrangé par Jonathan Quarmby, très connu pour avoir travaillé avec la famille de l’icône mondiale du reggae, Bob Marley.

DIARRA Tiémoko

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