Aimond Williams crie sa colère : « Le rôle d’un artiste c’est d’édifier le peuple et non lancer des Sos »

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Aimond Williams, le président de la Fondation des artistes de Côte d’Ivoire (Fondaci) a marqué son indignation ce mercredi 24 août au cours d’une conférence face aux récurrents appels à l’aide des artistes ivoiriens lorsque ceux-ci ont un problème.

Au cours d’une conférence de presse ce mercredi à Angré, Aimond Williams, président de la Fondation des artistes de Côte d’Ivoire (Fondaci) et de la Fondation des artistes africains (Faa), a déploré le fait que les artistes ivoiriens lorsqu’ils sont confrontés au moindre problème, alarme toute la population pour venir à leurs secours. Pourtant, déplore-t-il, tous les mécanismes ont été mis en place pour que ceux-ci n’arrivent pas à cet extrême.

À en croire Aimond Williams, une police d’assurance a été contractée par le Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida) depuis 2013 mais, a-t-il regretté, pour diverses raisons souvent pas fondées, certains artistes refusent toujours de souscrire. Pourtant estime-t-il, ce n’est pas l’argument du manque de moyens qui pourrait justifier cette situation. Car selon lui, certains artistes sont bien loin du besoin.

C’est fort de ce constat qu’il estime être de la mauvaise foi, qu’il a souhaité que désormais tous les sociétaires du Burida soient contraints voire obligés de souscrire à la police d’assurance de la maison pour éviter d’alarmer la population pour des raisons de maladie. « C’est vrai qu’on se plaint souvent que l’assurance soit élevée mais il y a des gens qui ont la possibilité de payer mais ils ne le font pas », a-t-il traduit.

Pour le président de la Fondaci, désormais plus question pour les artistes ivoiriens de se lancer dans des campagnes de Sos à l’aide parce qu’estimant que cela est loin d’être le rôle d’un artiste. « Le rôle d’un artiste c’est d’édifier le peuple et non lancer des Sos », a-t-il dit. Puis de s’interroger : « quand ça ne va pas dans le peuple ce sont les artistes qui viennent édifier mais si ceux-là pleurent à leur tour, quelle va être l’attitude du peuple? ».

Dévoilant ses projets pour sortir les artistes de leur précarité ou des situations d’appel à l’aide, Aimond Williams propose que désormais les artistes qui ont un peu plus de revenus, soient prélevés directement par le Burida pour le compte de la police d’assurance. Quant à ceux qui ont peu de moyens, le président de la Fondaci propose qu’ils soient directement pris en compte par le Fonds de Solidarité qui sera géré par le ministère de la Culture et de la Francophonie, le Burida et les artistes. « Ceux qui n’ont pas la possibilité de payer l’assurance, il y a le Fonds de Solidarité que nous avons institué. C’est-à-dire que de part et d’autre il y a toujours l’alternative pour les artistes de Côte d’Ivoire pour éviter le Sos », a-t-il signifié.

Une grande campagne de sensibilisation, a fait savoir Aimond Williams, va sillonner très bientôt quatre grandes communes d’Abidjan afin d’expliquer les bienfondés de sa démarche aux artistes ivoiriens. Cette campagne de sensibilisation a pour thème : « Oui, à l’assurance initiée par le Burida pour la santé et le bien-être des artistes ».

Sur les plus de 5 000 adhérents que compte le Burida, seul 45 ont souscrit à la police d’assurance, a révélé François Kouamé, responsable de l’assurance du Burida. Cette assurance subventionnée par le ministère de la Culture et de la Francophonie et le Burida à hauteur de 120 000 F Cfa revient à 144 000 F cfa au sociétaire annuellement. Elle prend en compte les cas de maladie, décès, funérailles et accidents.

Philip KLA

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