Mort en cascade des artistes/ Aimond Williams crie son indignation : « Les Sos ne sont pas reluisants pour les artistes. Il est temps que chacun adhère à l’assurance »

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Aimond Williams, président de la Fondation des artistes de Côte d’Ivoire est encore monté au créneau jeudi 15 septembre à l’espace Café Littéraire d’Angré pour appeler les artistes ivoiriens à souscrire à la police d’assurance initiée par le Burida et le ministère de la Culture et de la Francophonie.

Il n’est pas content de la précarité dans laquelle vivent les artistes ivoiriens. Et il a tenu à le faire savoir jeudi 15 septembre au cours d’une conférence de presse. Le président de la Fondation des artistes de Côte d’Ivoire (Fondaci) a appelé les artistes ivoiriens au sens de la responsabilité. Il a par ailleurs déconseillé à ceux-ci d’alarmer le peuple une fois qu’ils ont un petit bobo.

À l’en croire, le Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida) et le ministère de la Culture et de la Francophonie ont mis en place des mécanismes pour permettre aux artistes ivoiriens d’éviter les Sos et autres appels à assistance lorsqu’ils sont malades. « Les Sos ne sont pas reluisants pour les artistes », a-t-il marqué son indignation.

À lire cet article: Aimond Williams crie sa colère: "Le rôle d'un artiste, c'est d'édifier le peuple et non lancer des Sos"

Pour Aimond Williams, les artistes ivoiriens devront saisir l’opportunité de la police d’assurance instituée depuis quelques années par le Burida et le ministère de la Culture et de la Francophonie. « Il est temps que chacun adhère à l’assurance », a-t-il insisté. Aussi, a-t-il invité ses pairs à ne plus renoncer à l’assurance comme par le passé. « J’invite tout un chacun à s’approprier l’assurance. Ce n’est pas normal que des artistes puissent renoncer à cette assurance », a-t-il traduit. C’est pourquoi, Aimond Williams a souhaité que désormais les artistes soient automatiquement prélevés à la base pour la souscription à la police d’assurance.

Pour ceux des artistes n’ayant pas grands revenus, Aimond Williams les a rassurés qu’ils seront pris en compte par le Fonds de solidarité. Convaincu que certaines morts dans l’univers des artistes auraient pu être évitées si tous avaient adhéré à l’assurance, le président de la Fondaci a lancé un appel à tous à se l’approprier. « J’interpelle la conscience de tout un chacun à s’approprier cette assurance. Il y a déjà eu trop de morts », a-t-il appelé. Puis de trancher que désormais « les artistes ne devront plus se gratter la tête pour appeler à l’aide. La solution à tout ça étant l’assurance ».

Plusieurs autres présidents d’association d’artistes présents à la conférence ont salué l’initiative de la Fondaci.

Philip KLA

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