Burida : Nouvelles dispositions sur l’organisation des mariages, le premier couple ayant payé sa redevance honoré

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Publié le Source : Soir info
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Le Bureau ivoirien des droits d’auteur (Burida) a décidé de soumettre l’organisation des cérémonies de mariage, baptême et anniversaire, avec des personnes autres que les membres de leurs familles, au paiement d’une redevance de droits d’auteur, dans le District d’Abidjan.

Conformément à cette nouvelle disposition, un premier couple vient de s’acquitter de sa redevance de 30.000Fcfa, dans le cadre de son mariage. Il s’agit du couple Ouattara, dont l’union a été scellée après le rituel sacré du mariage à la mosquée, auréolé par une grande fête qui a eu pour cadre Selmer Gotham, à Yopougon. Mieux, le Directeur général (Dg) du Burida, Karim Ouattara, a rehaussé de sa présence cette cérémonie, pour honorer « Ouattara et son époux qui sont les premiers à s’acquitter des droits d’auteur, au niveau de la Côte d’Ivoire ». Avant de faire une belle surprise à Ouattara Ahmed-Samba, responsable technique en télécommunication, et à sa charmante épouse, en leur offrant la chanteuse mandingue Mawa Traoré. Qui a gratifié le public de quelques titres à succès de sa carrière, dont le tube ‘’Cônô’’. 

Ensuite, l’hôte du jour n’a pas manqué de saluer la spontanéité avec laquelle le couple Ouattara est intervenu pour régler sa redevance lorsque la direction générale de la maison des droits des artistes de Côte d’Ivoire a produit le communiqué relatif aux nouvelles dispositions sur l’organisation des mariages, baptêmes et anniversaires. Et le Directeur général du Burida d’expliquer : « Nous voulons, à travers cette décision, permettre aux artistes qui seront joués, de pouvoir se nourrir et se vêtir convenablement. Et votre sœur, votre fille et son mari ont été les premiers en Côte d’Ivoire, à s’acquitter de cette redevance-là. Nous ne sommes pas insensibles à cela ». Non sans préciser : « C’est pourquoi, j’ai tenu à venir, moi-même, leur dire personnellement merci. Merci d’avoir accepté d’aider les artistes. Parce que nos artistes ont des problèmes. Nos artistes souffrent. Souvent, nous les voyons dans la rue et nous sommes choqués. On va à dire souvent que ‘’celui-là, il a bien chanté, il a eu l’argent et il n’a pas su gérer’’. Mais quelquefois, ce n’est pas une affaire de gestion. Ils ont la notoriété mais ils n’ont pas l’argent qu’ils devraient avoir.  Parce que la musique qu’ils créent, c’est comme le champ qu’un planteur ou un cultivateur va faire. Il défriche. Il plante, nettoie. Et puis, au cours de l’année, si ce sont des ignames, c’est une seule fois dans l’année qu’il a l’igname. L’artiste, pour faire sortir une œuvre, réfléchit pendant des jours, des semaines, des mois, des années, avant de faire sortir l’oeuvre. Et il ne fait pas un autre travail (…) ».

Aussi Ouattara Karim s’est-il évertué à inviter les organisateurs d’évènements à payer leur redevance. « Quand vous utilisez sa musique de manière publique, c’est comme si son igname est arrivée à maturité. Il l’enlève et va la vendre. Si vous utilisez à la maison, c’est-à-dire monsieur, madame et les enfants. Là, il n’y a pas de problème », a-t-il indiqué, avant d’exhoter : «Mais si vous invitez les gens à venir chez vous pour écouter et danser cette musique, au cours d’un baptême, pensez à lui payer au moins 5 mille Fcfa. Si c’est un mariage comme aujourd’hui, à Abidjan, c’est 30 mille Fcfa. A l’intérieur, c’est 20 mille Fcfa. Ceux qui font que cette musique est dansante, ce sont les artistes. Payez leur un peu, pour que demain, ils puissent se soigner, avoir une retraite et avoir des projets de maison, afin de vivre dignement ».

 

DIARRA Tiémoko