Côte d’Ivoire

Situation sécuritaire : Adzopé placé sous haute sécurité

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situation-securitaire-adzope-place-sous-haute-securite L’opération de sécurisation et de ratissage s’est déroulée à Adzopé, fief du Fpi (Photo d'archives)
Politique

L’enclave Akyé, ayant pour « cœur », le département d’Adzopé et qui a été la cible d’assaillants à maintes reprises après la crise post-électorale, a fait l’objet d’une opération de ratissage et de sécurisation militaire du 4 au 5 février 2014, selon des sources militaires.

C’est un effectif d’un peu plus 30 « gaillards », conduits par un officier de cette localité, qui a mené l’opération de nuit. Elle visait à donner un peu plus de lisibilité dans la situation sécuritaire brouillée par des assauts d’hommes non identifiés, ces derniers temps. Selon nos sources, du fait de « l’aspect très sensible » de la zone et de la situation socio politique du moment, un dispositif conséquent a été mis en place.

Les policiers ont reçu du renfort des Forces républicaines de Côte d’Ivoire ( Frci). La ville a été prise en étau. Les bâtiments publics, dont le trésor, le palais de justice ont « été bouclés »toujours selon notre source. Un dispositif composé de toutes les forces a été érigé aux deux corridors. Une patrouille, dite « pédestre », a sillonné la ville, si l’on en croit les populations qui disent avoir été « apeurées » par ce déploiement massif des forces. « J’ai pensé qu’il y avait quelque chose quand j’ai croisé les militaires », nous a confié une dame.

Il faut rappeler que le département d’Adzopé et celui d’Agboville se présentent comme des fiefs du Front populaire ivoirien( Fpi), ex-parti présidentiel. Depuis la fin de la crise post-électorale, ces deux départements ont été secoués par des attaques meurtrières. Celles-ci visaient, principalement les dispositifs des Frci. Face à la fréquence presque hebdomadaire de ces attaques sanglantes, en octobre 2013, le ministre auprès du Président de la République chargé de la Défense, avait regretté que les auteurs des attaques bénéficient de la protection des populations. « Nous sommes ici parce qu’en l’espace d’un mois, il y a eu trois attaques. « Nous ne voulons plus entendre cela. Parce que cela perturbe la quiétude des populations et des opérateurs économiques. Nos hommes sont soumis à des pressions inacceptables. Nous allons demander aux populations de parler aux enfants, car ce sont bien leurs enfants, je peux vous le dire. Ce sont des jeunes qui viennent de la région », « Cela n’est pas tolérable. Et un Etat comme la Côte d’Ivoire ne saurait tolérer de tels agissements », avait-t-il martelé.

Armand B. DEPEYLA

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