Vive tension dans le département de Lakota: Une personne tuée, du bétail massacré

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Politique

La tension est montée d'un cran, dans la nuit de mercredi 28 mars 2012, entre le peuple guébié du village de Dodougnoa (26 km de la commune de Gagnoa) et les populations dida du premier village de Lakota,Ouagalilié, sur l'axe Gagnoa-Abidjan.

Au moment où nous mettions cette information sous presse, toutes les populations de Ouagalilié, pour échapper à la furie des Guébié qui ont envahi ladite localité et gonflés à bloc à en découdre avec elles, avaient trouvé refuge en brousse. Ainsi, grâce à la promptitude de la gendarmerie nationale et des soldats de l'Onuci, le pire a été évité de justesse à Ouagalilié. Cependant, le bilan reste tout de même à déplorer surtout qu'une centaine de moutons et de cabris ont été tués par les envahisseurs nocturnes. La colère des Guébié fait suite à l'assassinat d'un des leurs, Gnako Patrick, âgé seulement de 25 ans, dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 mars 2012, à 5 heures du matin par les Dida de Ouagalilié. En effet, selon des informations reçues, le jeune Gnako Patrick, accusé de vol de mouton, a fait l'objet de lynchage par la population.

Et au petit matin, son corps sans vie a été retrouvé à quelques encablures du village avec plusieurs coups de machette, sa langue et ses tendons sectionnés. Informées, les communautés villageoises de Dodougnoa, village natal de la victime, ont décidé de venger leur fils en allant attaquer leurs voisins, les Dida de Ouagalilié. Alertés un peu plus tôt, ces derniers ont déserté leur village pour se réfugier en brousse et dans les campements voisins. Sur place, les Guébié ont alors ravagé tous les troupeaux de moutons et de cabris sur leur passage. Notons que Ouagalilié est en ce moment gardé par l'Onuci. Le chef de ce village se trouve à la gendarmerie de Lakota qui a par la même occasion ouvert une enquête pour en savoir davantage sur les circonstances liées à l'assassinat de Gnako Patrick dont le corps a été transféré à la morgue du Chr de Gagnoa.

Guy Nézo, correspondant régional