Grève des prisonniers à la Maca: Le ministre de la Justice appelle à une fin immédiate du mouvement

Publié le Modifié le
greve-des-prisonniers-a-la-maca-le-ministre-de-la-justice-appelle-a-une-fin-immediate-du-mouvement Mamadou Gnenema Coulibaly, ministre de la Justice, des droits de l'homme et des libertés publiques de Côte d'Ivoire. Ph d'archives
Politique

Jeudi 25 décembre 2014, le ministre de la Justice Mamadou Gnenema Coulibaly, par le biais du Procureur de la République, a réclamé une cessation du mouvement de grève entamé par certains prisonniers politiques.

Dans une déclaration dont nous avons eu copie, le Procureur de la République, Adou Richard Christophe, appelle les grévistes à surseoir à leur mouvement. « C'est pourquoi le ministère de la Justice, des droits de l'homme et des libertés publiques, prenant à témoin l'opinion publique nationale et internationale, demande une fois de plus aux détenus grévistes dont certains, depuis, se sont désolidarisés, de mettre immédiatement fin à leur mouvement », a-t-il lu.

Adou Richard Christophe s'est élevé contre l'attitude des grévistes qu'il croit être « un chantage ». Il a indiqué que « les faits reprochés à ces détenus sont d'une extrême gravité et ont entraîné mort d'hommes, notamment au sein des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire ».

Par conséquent, la grève ne peut aboutir. « Une telle requête ne saurait prospérer dans un État de droit car se traduisant simplement en un chantage », a fait savoir le Procureur. En effet, selon lui, la grève de la faim suivie par certains détenus « dits de la crise post-électorale » pour réclamer leur liberté provisoire est injustifiée. Leur argument, à savoir une longue détention sans procès, ne tient pas debout.

Il a fait savoir que les procédures pour leur procès sont déjà en cours. « Alors que l'instruction des procédures les concernant est achevée et que les procès programmés ou en cours actuellement, ces détenus ont entamé une grève de la faim pour réclamer leur libération, malgré les assurances du procureur de la République, responsable de la cellule d'enquêtes spéciales et d'instructions, et les démarches des responsables de communauté », déplore Adou Richard.

Il a rappelé que les grévistes sont des personnes arrêtées suite « aux nombreuses attaques contre des commissariats et postes militaires, intervenues au cours de la fin de l'année 2011, des années 2012, 2013, et tout récemment, en mai 2014, à Faitai ».

César DJEDJE MEL

Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, la reprise des articles de linfodrome.com, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à des poursuites

César DJEDJE MEL
Voir ses articles