Politique nationale : Pro-Soro et RDR , le point de non-retour atteint?

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Publié le Source : Linfodrome
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A mesure que le temps passe, le fossé entre les Forces Nouvelles, proches de Guillaume Soro et le Rassemblement des Républicains (RDR) s’élargit. Et, ce ne sont pas les dernières déclarations dans les deux camps qui vont arranger les choses.

Les dissensions entre les partisans de Guillaume Soro issus pour la plupart des ex-Forces Nouvelles et la direction actuelle du Rassemblement des Républicains (RDR) ne semblent pas vouloir s’estomper. Bien au contraire, les deux camps dans l’optique de cette bataille qui a pour toile de fond l’élection présidentielle de 2020 renforcent leurs positions.

Avec les derniers développements de l’actualité, dire que le point de non-retour a été atteint dans cette crise n’a rien de chimérique. De fait, les déclarations faites au cours de la seule journée d’hier achèvent de convaincre sur la gravité de la crise qui secoue le parti d’Alassane Ouattara.

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Pro et anti-Soro ont utilisé les armes habituellement propres à leurs opposants pour s’attaquer. Ainsi, Sékongo Félicien, proche du président de l’Assemblée nationale a accusé ce mardi des cadres du parti de son mentor de tribalisme. Cette tâche, habituellement dévolue aux détracteurs d’Alassane Ouattara. « Nous n’osons pas croire que le RDR, un parti politique se réclamant républicain puisse être un rassemblement exclusif des populations du nord », avait notamment déclaré Sékongo Félicien face à la presse non sans condamner « cette idéation de la chose politique ».

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Piqué au vif, les jeunes du RDR ont eux aussi réagi.A l’instar de leurs adversaires ils ont critiqué les Forces Nouvelles comme l’auraient fait les partisans de Laurent Gbagbo. Arguant notamment que des membres de la rébellion dirigée par Guillaume Soro avait « s’était arrogé le droit de piller les ressources du nord, réduisant les populations à la misère ».

Dans cette guerre civile au sein du parti fondé en 1994 par Djéni  Kobina, l’élection présidentielle de 2020 apparait comme l’élément déclencheur. Ce sont ni plus ni moins que les partisans et les opposants à une candidature de Guillaume Soro qui s’affrontent. Le Congrès du RDR prévu dans une dizaine de jours s’annonce donc des plus chauds. A moins que le camp Soro décide de ne pas y participer. Ce qui ne surprendrait pas finalement.  

Abraham KOUASSI
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