Affaire amnistie des pro Gbagbo : Ouattara donne les raisons de la libération de Simone Gbagbo

Politique
Publié le Source : Linfodrome
affaire-amnistie-des-pro-gbagbo-ouattara-donne-les-raisons-de-la-liberation-de-simone-gbagbo Alassane Ouattara (au centre du podium) a galvanisé ses militants.

L’on se rappelle que le président la République Alassane Ouattara a pris une ordonnance le 6 août 2018, veille de la commémoration de l’indépendance, pour amnistier 800 prisonniers politiques. Y compris l’ex-première dame Simone Ehivet Gbagbo. A l’occasion du 1er congrès de son parti le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), le samedi 26 janvier 2019, le chef de l’État ivoirien est revenu sur les raisons de la libération de l’épouse de l’ex-président Gbagbo.

« L’évolution politique de notre pays n'a pas été comme si c'était sur un fleuve tranquille. Nous avons eu des moments de grandes difficultés. Et moi je peux vous dire que c'est parce que j'ai souffert que je comprends la souffrance. Et c'est pour cela que j'ai pris l'amnistie et que j'ai libéré Simone Gbagbo. Oui. Parce que si on peut éviter la souffrance aux autres, il faut le faire. Bien sûr nous ne pouvons pas oublier les victimes. Mais je veux que vous compreniez que Alassane Ouattara à tout pardonner », a justifié le président de la République.

Avec cette précision, le président du Rhdp a décidé, certainement, de mettre un terme aux folles rumeurs qui ont couru sur les raisons profondes de la libération des prisonniers politiques. En effet, certaines personnes ont affirmé que Ouattara aurait céder à la pression de l’Union Européenne après la divulgation d’un rapport compromettant sur sa gestion du pouvoir.

C’est donc un Alassane Ouattara « non revanchard qui ne veut pas revenir en arrière ». Puis le président de la République d’ajouter d’appeler les jeunes à faire confiance à la classe politique. « Nous devons faire confiance les uns dans les autres. Il est temps chers jeunes. Il est temps que les ivoiriens aient confiance en leur classe politique », a-t-il conclu.

Olivier YEO