Retour au pays : Encore une centaine d’exilés du Ghana regagnent Abidjan

Publié le Modifié le
retour-au-pays-encore-une-centaine-d-exiles-du-ghana-regagnent-abidjan Exilés au Ghana, depuis la crise post-électorale de 2010, des centaines d’Ivoiriens ont foulés les bords de la lagune Ebrié ce jeudi 09 mai 2019
Politique

Exilés au Ghana, pays voisin depuis la crise post-électorale de 2010, des centaines d’ivoiriens ont ce jeudi 09 mai 2019, foulés les bords de la lagune Ebrié après plus de huit années d’absence en Côte d’Ivoire.

Escortés par le Haut-commissariat des réfugiés (Hcr) depuis le Ghana, ces Ivoiriens pourront de nouveau participer au développement économique de leur pays. Ils ont été accueillis, ce jeudi 9 mai 2019, à la Direction d’aide et d’assistance des réfugiés et apatrides (Daara). Une cérémonie a été organisée en leur honneur dans l’enceinte du Daara, en présence du représentant Bureau du Hcr, Mohamed Askia Touré.

A cette occasion, Mohamed Askia Touré, leur a souhaité la cordiale bienvenue et les a exhortés à mettre tout en œuvre pour faciliter leur réintégration. Réintégration qui, selon le représentant Bureau du Hcr, passe impérativement par la production de cartes nationales d’identité et des passeports. « Je vous souhaite la bienvenue chez vous. Nous sommes heureux de vous avoir accompagnés jusqu’ici, pendant tout ce temps en exil. C’est la fin d’un long processus qui prouve que la paix est retrouvée en Côte d’Ivoire. Et nous sommes contents de participer à cela. Le rapatriement ne s’arrête pas ici. Mais, il faut continuer à s’assurer que votre intégration se fasse de manière définitive, et durable. A cet effet, M. Touré a exhorté les ex-exilés à ne pas hésiter à soumettre leurs préoccupations au niveau de la direction d’aide et d’assistance des réfugiés et apatrides. « Assurez-vous d’avoir la documentation, surtout pour les enfants. Il est important que les enfants aient les actes de naissance pour avoir l’autorisation d’aller à l’école. L’école va recommencer en septembre. Ne ratez pas cet important moment pour les enfants». Aux, adultes il a recommandé de reprendre leur documentation, notamment les cartes d’identité et passeports. «C’est la meilleure façon de vous intégrer.», a conseillé Mohamed Askia Touré, avant d’exhorter les ex-exilés à être des ambassadeurs auprès de leurs frères séjournant encore en exil. «  Parler encore et encore à nos frères et sœurs qui sont encore en exil. Dites-leur ce que vous avez vu ici. L’exil, c’est quelque chose de faisable pendant quelques années. Mais, on ne peut pas passer sa vie entière en exil surtout quand les conditions de vie et de sécurité sont garanties chez vous. Invitez-les à revenir. Nous sommes là pour garantir votre protection.», a dit Mohamed Askia Touré pour clore ses propos.

La directrice d’aide et d’assistance des réfugiés et apatrides, Dieket Minata, s’est, quant à elle, appesanti sur l’intégration des désormais ex-exilés. Elle a rassuré ces derniers de l’entière disponibilité de sa structure à mettre tout en œuvre pour faciliter leur intégration. « Bienvenue chez vous. C’est ensemble que nous irons de l’avant et pourrons faire face au challenge de l’émergence en 2020. Nous n’hésiterons pas à vous venir en aide. N’hésitez à revenir vers nous.», a-t-elle dit.

Christian Sonzaï, porte-parole de la centaine d’ex-exilés, a souhaité que les mesures d’accompagnement soient mises en œuvre au plus vite de sorte à faciliter la venue de leurs proches encore en exil au Ghana. « Nous remercions le Hcr et le Daara et tous les partenaires qui ont facilité notre retour. Nous espérons que, tout ce qui est comme mesures d’accompagnement prévues pour les réfugiés se mettra en place. Car, la meilleure manière de dire aux autres de rentrer, c’est d’observer ceux qui sont rentrés. Quand ils verront que tous ceux qui sont rentrés ont été accompagnés, on n’aura pas besoin de leur dire de rentrer au pays.», a déclaré Christian Sonzaï.

 

Maxime KOUADIO